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	<title>Les voyages immobiles de Madame Charlotte &#187; Contemporain</title>
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		<title>Sukkwan Island</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Feb 2010 15:04:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Madame Charlotte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologique]]></category>
		<category><![CDATA[VANN David]]></category>
		<category><![CDATA[~ 4.5/5 ~]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>

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		<description><![CDATA[Auteur : David Vann
Titre original : Sukkwan Island
Éditeur : Gallmeister
1ère édition : 2008
Nb de pages : 200
Lu : Février 2010
Ma note : 
Résumé
Une île sauvage du Sud de l’Alaska, accessible  uniquement par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et  montagnes escarpées. C’est dans ce décor que Jim décide d’emmener son  fils [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-3427" style="border: 1px solid black; margin: 10px;" title="vann" src="http://lectures.madamecharlotte.com/bibliofolle/wp-content/uploads/2010/02/vann.jpg" alt="" width="190" height="282" />Auteur : </strong>David Vann<br />
<strong>Titre original</strong> : <em>Sukkwan Island</em><br />
<strong>Éditeur </strong>: Gallmeister<br />
<strong>1ère édition</strong> : 2008<br />
<strong>Nb de pages</strong> : 200<br />
<strong>Lu </strong>: Février 2010<br />
<strong>Ma note : <img title="excellent" src="http://lectures.elvenbook.com/blogs/media/blogs/all/4-5.gif" alt="4-5" width="70" height="15" /></strong></p>
<p><strong>Résumé</strong><br />
<em>Une île sauvage du Sud de l’Alaska, accessible  uniquement par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et  montagnes escarpées. C’est dans ce décor que Jim décide d’emmener son  fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année  durant. Après une succession d’échecs personnels, il voit là l’occasion  de prendre un nouveau départ et de renouer avec ce garçon qu’il connaît  si mal. La rigueur de cette vie et les défaillances du père ne tardent  pas à transformer ce séjour en cauchemar, et la situation devient vite  incontrôlable. Jusqu’au drame violent et imprévisible qui scellera leur  destin.<br />
Sukkwan Island est une  histoire au suspense insoutenable. Avec ce roman qui nous entraîne au  cœur des ténèbres de l’âme humaine, David Vann s’installe d’emblée parmi  les jeunes auteurs américains de tout premier plan.</em></p>
<p><strong>Mon avis</strong><br />
<a href="http://www.lagriffenoire.com/blogtv/?p=1605">Gérard Collard</a>, pour ne citer que lui, l&#8217;avait bien dit !<br />
Mais encore fallait-il s&#8217;en assurer. Et je m&#8217;en suis assurée. Et donc, je confirme, on reçoit bien une baffe à la page 113. Et elle fait mal.<br />
Dès le départ on entre dans le quotidien du père et du fils, qui s&#8217;apprêtent à passer un an en tête-à-tête sur une île d&#8217;Alaska. Jim, le père, a vendu son cabinet de dentiste pour acheter une cabane et retisser des liens avec son fils de 13 ans. La première partie est consacrée à leur installation, aux problèmes matériels et psychologiques qui s&#8217;accumulent, aux prémices du cauchemar qui va suivre.</p>
<p>C&#8217;est le point de vue du fils qui domine, et on découvre avec une certaine inquiétude que le père est loin d&#8217;être préparé pour un tel séjour, long et dans des conditions relativement précaires. Jim impose à son fils Roy une situation plutôt malsaine. Alors que le danger rôde et qu&#8217;à chaque minute la sécurité de son fils est menacée, Jim improvise, s&#8217;acharne à organiser leur vie sur l&#8217;île, malgré les incidents qui vont ponctuer leur séjour. On perçoit le malaise de Roy face à ce père instable, soucieux de bien faire mais totalement déprimé, voire suicidaire, et de toute évidence à côté de la plaque. Le jeune garçon est mis dans une position malsaine, témoin des sanglots nocturnes de son père. Ce dernier ne tardera pas à faire de Roy son confident, et à lui déverser son propre mal-être d&#8217;adulte.</p>
<p>Père maladroit, dépressif, et manifestement irresponsable, Jim est un personnage on ne peut plus antipathique et détestable. Son fils Roy comprend à peine la raison de sa présence aux côtés de ce père qu&#8217;il connait si peu. Il pressent l&#8217;inéluctabilité des choses, et fait preuve d&#8217;un fatalisme troublant pour son âge.<br />
Voilà le contexte de départ, dans un style prenant et sec, qui décrit une nature sublime, potentiellement hostile, mais fascinante. Le lecteur est immergé dans un environnement bien particulier. Amateurs de pays chauds et de cocotiers passez votre chemin.</p>
<p>Et soudain, LE revirement. Tout change, tout bascule.<br />
Et la seconde partie arrive, pas racontable sans gâcher le suspens.<br />
Un drôle de cheminement psychologique, tortueux, pervers, douloureux, mais finalement, toujours à côté de la plaque, malgré les événements. On a envie de donner des baffes, on se dit que des parents comme ça il en existe beaucoup et qu&#8217;on n&#8217;aimerait pas les rencontrer.</p>
<p>Une sacrée belle découverte, un livre à lire pour le style et l&#8217;univers riche, et ses personnages fracassés. Un auteur à suivre de près !</p>
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		<title>Les figures</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Jan 2010 19:51:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Madame Charlotte</dc:creator>
				<category><![CDATA[ALEXIS Robert]]></category>
		<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[~ 2.5/5 ~]]></category>

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		<description><![CDATA[Auteur: Robert Alexis
Éditeur : José Corti
1ère édition : 2008
Nb de pages : 211
Lu : janvier 2010
Ma note : 
 
Résumé :
 Au XVIIIème siècle, Étienne de Creyst, l’un des premiers médecins aliénistes, découvre chez les fous les multiples possibilités de l’humain. Il commencera à leur exemple une exploration confinant à la destruction de l’identité. Les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://lectures.madamecharlotte.com/bibliofolle/wp-content/uploads/2010/01/figures.jpg" rel="lightbox[3369]"><img class="alignleft size-medium wp-image-3370" style="border: 1px solid black; margin: 10px;" title="figures" src="http://lectures.madamecharlotte.com/bibliofolle/wp-content/uploads/2010/01/figures-225x300.jpg" alt="" width="180" height="240" /></a>Auteur</strong>: Robert Alexis<br />
<strong>Éditeur </strong>: José Corti<br />
<strong>1ère édition</strong> : 2008<br />
<strong>Nb de pages</strong> : 211<br />
<strong>Lu</strong> : janvier 2010<br />
<strong>Ma note </strong>: <img title="3" src="http://lectures.elvenbook.com/blogs/media/blogs/all/2-5.gif" alt="3" width="70" height="15" /><br />
<strong> </strong></p>
<p><strong>Résumé :</strong><br />
<em> Au XVIIIème siècle, Étienne de Creyst, l’un des premiers médecins aliénistes, découvre chez les fous les multiples possibilités de l’humain. Il commencera à leur exemple une exploration confinant à la destruction de l’identité. Les « Figures » révèlent les territoires où il est surpris de se reconnaître, ceux du minéral, du végétal, celui de la bête avec laquelle il communie dans l’universel. Trente ans après, le Mémoire qu’il a rédigé est lu à sa nièce. La jeune femme traversera, de la même façon, les expériences ultimes où se croisent le crime et la sexualité…Quatre lectures, comme autant de clés libératrices ou de cercles d’enfer.</em></p>
<p><strong>Mon avis</strong><br />
Je demande un joker !<br />
Je crois que jamais un livre ne m&#8217;a laissée aussi perplexe. L&#8217;écriture est sublime, anachronique, un véritable délice. L&#8217;histoire a tout pour me plaire, pourtant je suis restée sans voix, à la limite de la déception lorsque j&#8217;ai refermé le livre.<br />
Tout commence de la meilleure façon, j&#8217;ai accroché d&#8217;emblée au style, au personnage de la nièce. Bizarrement, je m&#8217;attendais à plus dense, plus touffu, plus noir et plus glauque. La décadence de la nièce reste plutôt gentillette, assez brève, trop abrupte. Celle de son oncle n&#8217;est pas beaucoup plus complexe. L&#8217;aspect psychiatrique de la folie ne m &#8216;a pas semblé très frappante, il s&#8217;agit de folie axée sur le vice, le crime, à la limite de l&#8217;animalité. Tout est trop rapide, et la fin m&#8217;a franchement déçue.<br />
Pourtant j&#8217;ai eu beaucoup de plaisir à découvrir cette merveilleuse écriture, fluide, raffinée, élégante. Je n&#8217;hésiterai donc pas à approfondir l&#8217;œuvre de cet auteur car malgré cette demie-déception je trouve son univers fascinant.<br />
<span style="font-size: x-small;"> Je ne sais absolument pas quoi dire de plus sur ce livre, ça ne fera pas avancer le schmilblick c&#8217;est sûr <img src='http://lectures.madamecharlotte.com/bibliofolle/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':D' class='wp-smiley' /> </span></p>
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		<title>Le troisième mensonge</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Dec 2009 21:13:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Madame Charlotte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Historique]]></category>
		<category><![CDATA[Hors compétition]]></category>
		<category><![CDATA[KRISTOF Agota]]></category>

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		<description><![CDATA[Auteur :  Agota Kristof
Éditeur : Points
1ère édition : 1991
Nb de pages : 162
Lu : Décembre 2009
Ma note : 
Résumé :
&#171;&#160;- On m&#8217;appelle Claus T. Est-ce mon nom ? Dès l&#8217;enfance, j&#8217;ai appris à mentir. Dans ce centre de rééducation où je me remettais lentement d&#8217;une étrange maladie, on me mentait déjà. J&#8217;ai menti encore quand [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-3271" style="border: 1px solid black; margin: 10px;" title="agota3" src="http://lectures.madamecharlotte.com/bibliofolle/wp-content/uploads/2009/12/agota3.jpg" alt="agota3" width="180" height="305" />Auteur</strong> :  Agota Kristof<br />
<strong>Éditeur </strong>: Points<br />
<strong>1ère édition</strong> : 1991<br />
<strong>Nb de pages</strong> : 162<br />
<strong>Lu </strong>: Décembre 2009<br />
<strong>Ma note </strong>: <img src="http://lectures.elvenbook.com/blogs/media/blogs/all/coeur01.png" alt="coeur" width="16" height="16" /></p>
<p><strong>Résumé </strong>:<br />
<em>&laquo;&nbsp;- On m&#8217;appelle Claus T. Est-ce mon nom ? Dès l&#8217;enfance, j&#8217;ai appris à mentir. Dans ce centre de rééducation où je me remettais lentement d&#8217;une étrange maladie, on me mentait déjà. J&#8217;ai menti encore quand j&#8217;ai franchi la frontière de mon pays natal. Puis j&#8217;ai menti dans mes livres. Bien des années plus tard, je franchis la frontière dans l&#8217;autre sens. Je veux retrouver mon frère, un frère qui n&#8217;existe peut-être pas. Mentirai-je une dernière fois ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><em>Après les horreurs de la guerre et les années noires d&#8217;un régime de plomb (</em><em>La preuve), le temps serait-il venu d&#8217;ouvrir les yeux sur la vérité ? Mais la vérité ne serait alors qu&#8217;un mensonge de plus car un livre, si triste soit-il, ne peut être aussi triste que la vie ?</em></p>
<p><strong>Mon avis :</strong><br />
Voilà le dernier tome la trilogie achevé et je suis abasourdie. Le style d&#8217;Agota Kristof reste inchangé d&#8217;un bout à l&#8217;autre des trois volumes, et pourtant elle réussit à insuffler à l&#8217;histoire une toute autre dimension.<br />
Après les cahiers des jumeaux, et la vie de Lucas après le départ de son frère, nous voilà proche du dénouement, où l&#8217;on touche du doigt une vérité, qui, si elle n&#8217;est pas tout à fait limpide, nous éclaire tout de même sur bien des points de l&#8217;histoire.<br />
Lucas et Claus, deux frères aux destins si éloignés, nous dévoilent une nouvelle version des faits. Tout est remis en cause, jusqu&#8217;à l&#8217;existence du frère jumeau.</p>
<p>Le récit passe de main en main, tour à tour Lucas devient Claus, qui devient Lucas. Et soudain une autre histoire apparaît, et l&#8217;on commence à faire des recoupements, et à se taper sur les cuisses en se disant &laquo;&nbsp;<em>bon sang mais c&#8217;est bien sûr !</em>&nbsp;&raquo; (enfin presque car j&#8217;espère être plus élégante que ça)</p>
<p>L&#8217;intrigue change de visage et les jumeaux aussi. On tombe carrément en empathie en découvrant leur histoire. La froideur clinique de premier volume laisse place à l&#8217;émotion pure, l&#8217;histoire de Lucas et Claus est forte, triste, elle n&#8217;est que douleur, séparation.<br />
Je n&#8217;en dirai pas plus sur ce que je qualifierai de chef-d&#8217;œuvre, car en dire trop gâcherait le plaisir de la découverte.t pourtant il y en aurait tant à dire&#8230;<br />
Un grand moment donc !</p>
<ol>
<li><a href="http://lectures.madamecharlotte.com/le-grand-cahier/">La grand cahier</a></li>
<li><a href="http://lectures.madamecharlotte.com/la-preuve/">La preuve</a></li>
<li>Le troisième mensonge</li>
</ol>
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		<item>
		<title>La preuve</title>
		<link>http://lectures.madamecharlotte.com/la-preuve/</link>
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		<pubDate>Wed, 16 Dec 2009 17:24:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Madame Charlotte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Historique]]></category>
		<category><![CDATA[KRISTOF Agota]]></category>
		<category><![CDATA[~ 5/5 ~]]></category>

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		<description><![CDATA[Auteur :  Agota Kristof
Éditeur : Points
1ère édition : 1988
Nb de pages : 186
Lu : Décembre 2009
Ma note : 
 
Résumé :
Avec Le Grand Cahier nous étions dans un pays en guerre où deux enfants, des jumeaux, apprenaient à survivre en usant toutes les ressources du mal et de la cruauté. Puis les jumeaux se séparaient, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3263" style="border: 1px solid black; margin: 10px;" title="agota2" src="http://lectures.madamecharlotte.com/bibliofolle/wp-content/uploads/2009/12/agota2.jpg" alt="agota2" width="180" height="292" /><strong>Auteur</strong> :  Agota Kristof<br />
<strong>Éditeur </strong>: Points<br />
<strong>1ère édition</strong> : 1988<br />
<strong>Nb de pages</strong> : 186<br />
<strong>Lu </strong>: Décembre 2009<br />
<strong>Ma note </strong>: <img src="http://lectures.elvenbook.com/blogs/media/blogs/all/4-5.gif" alt="4" width="70" height="15" /><br />
<strong> </strong></p>
<p><strong>Résumé </strong>:<br />
<em>Avec <em>Le Grand Cahier</em> nous étions dans un pays en guerre où deux enfants, des jumeaux, apprenaient à survivre en usant toutes les ressources du mal et de la cruauté. Puis les jumeaux se séparaient, l’un d’eux franchissant la frontière, laissant l’autre en son pays pacifié mais dominé par son régime autoritaire. Seul, désormais privé d’une partie de lui-même, Lucas, celui resté, semble vouloir se consacrer au bien. Il recueille Yasmine et adopte son fils Mathias, porte sa pitance au curé du village, tente de consoler Clara dont le mari fut pendu pour ‘‘trahison’’, écoute avec attention la confession de Victor, le libraire qui rêve d’écrire un livre &#8230; Et si c’était pire ? Le propre d’un système totalitaire n’est-il pas de pervertir à la base tout élan de générosité ? Ce que découvrira Claus, le jumeau exilé de retour sur les lieux de ses premiers forfaits, sera plus terrible encore : qu’il n’y a pas de générosité sans crime, et qu’on est toujours deux, même quand on est seul.<br />
Au-delà de la fable, l’auteur poursuit ici son exploration impitoyable d’une mémoire si longtemps divisée, à l’image de l’Europe, et nous livre une belle méditation désespérée sur la littérature</em></p>
<p><strong>Mon avis :</strong><br />
Vous l&#8217;aurez compris, je suis en train de dévorer cette trilogie qui réserve un sacré lot de surprises. Qu&#8217;attendre d&#8217;autre d&#8217;une histoire de jumeaux, si ce n&#8217;est des rebondissements ?<br />
Nous avions quitté les jumeaux et leur grand cahier peu après la mort de leur grand-mère et leur séparation. Nous retrouvons dans <strong>La preuve</strong> l&#8217;un des frères, resté dans le village. Le récit est cette fois raconté par un narrateur extérieur, toujours dans un style épuré et concis. Lucas grandit, seul, sans son frère, et nous assistons à bien des chamboulements dans sa vie d&#8217;adolescent trop précoce.<br />
Certains événements laissent voir un nouveau Lucas, ambivalent, prêt à noyer un nourrisson pour rendre servir à la mère en difficulté, et à s&#8217;attacher à ce bébé et à l&#8217;élever comme son fils.<br />
Les jumeaux étaient des enfants malmenés par la vie, dénués de sens moral et de sentiments, Lucas est un adolescent qui peut faire preuve de maturité et être responsable. Sa personnalité est réellement troublante, on a du mal à se faire une opinion sur lui, il sort totalement des sentiers battus. Il n&#8217;a pas beaucoup voire pas de moralité, mais s&#8217;avère capable d&#8217;attachement et de générosité. Ce point peut aussi être sujet à débat car la psychologie du personnage reste très complexe et plusieurs interprétations seraient possibles.</p>
<p>Fascinant roman qui augure d&#8217;un dernier volume tout aussi déroutant. Joie !</p>
<ol>
<li><a href="http://lectures.madamecharlotte.com/le-grand-cahier/">La grand cahier</a></li>
<li>La preuve</li>
<li><a href="http://lectures.madamecharlotte.com/le-troisieme-mensonge/">Le troisième mensonge</a></li>
</ol>
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		</item>
		<item>
		<title>Le grand cahier</title>
		<link>http://lectures.madamecharlotte.com/le-grand-cahier/</link>
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		<pubDate>Wed, 16 Dec 2009 13:29:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Madame Charlotte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Historique]]></category>
		<category><![CDATA[KRISTOF Agota]]></category>
		<category><![CDATA[~ 4.5/5 ~]]></category>

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		<description><![CDATA[Auteur :  Agota Kristof
Éditeur : Points
1ère édition : 1986
Nb de pages : 183
Lu : Décembre 2009
Ma note : 
 
Résumé :
Dans la Grande Ville qu’occupent les Armées étrangères, la disette menace. Une mère conduit donc ses enfants à la campagne, chez leur grand-mère. Analphabète, avare, méchante et même meurtrière, celle-ci mène la vie dure aux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-3249" style="border: 1px solid black; margin: 10px;" title="agota1" src="http://lectures.madamecharlotte.com/bibliofolle/wp-content/uploads/2009/12/agota1.jpg" alt="agota1" width="180" height="302" />Auteur </strong>:  Agota Kristof<br />
<strong>Éditeur </strong>: Points<br />
<strong>1ère édition</strong> : 1986<br />
<strong>Nb de pages</strong> : 183<br />
<strong>Lu </strong>: Décembre 2009<br />
<strong>Ma note </strong>: <img src="http://lectures.elvenbook.com/blogs/media/blogs/all/4-5.gif" alt="4" width="70" height="15" /><br />
<strong> </strong></p>
<p><strong>Résumé </strong>:<br />
<em>Dans la Grande Ville qu’occupent les Armées étrangères, la disette menace. Une mère conduit donc ses enfants à la campagne, chez leur grand-mère. Analphabète, avare, méchante et même meurtrière, celle-ci mène la vie dure aux jumeaux. Loin de se laisser abattre, ceux-ci apprennent seuls les lois de la vie, de l’écriture et de la cruauté. Abandonnés à eux-mêmes, dénués du moindre sens moral, ils s’appliquent à dresser, chaque jour, dans un grand cahier, le bilan de leurs progrès et la liste de leurs forfaits.<br />
<em>Le Grand Cahier</em> nous livre une fable incisive sur les malheurs de la guerre et du totalitarisme, mais aussi un véritable roman d’apprentissage dominé par l’humour noir.</em></p>
<p><strong>Mon avis :</strong><br />
<strong>Le grand cahier</strong> est un roman tout à fait déroutant sur bien des points. Composé de très courts chapitres, il relate l&#8217;arrivée et la vie de jumeaux confiés à leur grand-mère pendant la guerre. Chaque chapitre aborde un aspect différent de la nouvelle vie des deux jeunes frères. Écrits à la troisième personne du pluriel, les chapitres s&#8217;avèrent vite être des compositions écrites par les frères eux-mêmes, s&#8217;astreignant ainsi à divers exercices quotidiens de multiples natures, scolaires, pratiques, psychologiques, etc.<br />
Le style est laconique, concis, sans fioritures, les enfants essayant d&#8217;écrire des compositions ne relatant que la vérité et les faits bruts.<br />
Cette forme de récit peut surprendre, mais le rythme en devient soutenu, sans temps mort ni longueur. Cette objectivité et cette froideur donnent le ton général.<br />
Livrés à eux-mêmes, ignorés par leur grand-mère à la triste réputation, les jumeaux mettent à profit leur intelligence peu commune pour survivre. Ils s&#8217;obligent à s&#8217;endurcir, s&#8217;imposant des &laquo;&nbsp;exercices&nbsp;&raquo; réguliers, souvent violents, physiques ou intellectuels, pour devenir peu à peu insensibles aux attaques du monde extérieur. Les enfants sont troublants, au-delà de leur intelligence on devine effectivement une absence totale de sentiment, bien illustrée par leurs compositions objectives, sans nuances. Certains épisodes relatés sont franchement écœurants, les jumeaux assistent à des scènes de zoophilie, sont victimes de pédophilie. Ces passages sont assez pénibles, mais heureusement sans manière et très brefs, et ce qui choque, c&#8217;est presque plus l&#8217;absence de réaction des enfants que ces scènes contre-nature pourtant déjà bien dérangeantes.</p>
<p>Les jumeaux, dont on ne connait pas les noms, continuent de retranscrire des scènes incroyables, peu imaginables. Leur absence de sentiments est de plus en plus troublante, les actes qu&#8217;ils commettent envers les animaux ou les humains sont à difficilement concevables et n&#8217;éveillent chez eux aucune émotion. Des enfants anonymes apparaissant comme des robots, sans âmes, endurcis, victimes de la guerre comme tant de populations innocentes.</p>
<p>Le contexte familial, lourd, (leur grand-mère est un bien beau personnage d&#8217;odieuse vieille), ajoute à l&#8217;horrible réalité de la guerre, ses privations, ses deuils, ses traîtrises. On peut comprendre le comportement des jumeaux comme une réaction, une adaptation à cette vie misérable privée d&#8217;amour et de tendresse.</p>
<p>La fin du volume marque un tournant dans leur vie, tournant qui sera pris dans <strong>La preuve</strong>.<br />
Violent, glauque, glacial, pessimiste, noir et profondément douloureux, ce roman initiatique peut déranger mais on a du mal à le lâcher tant le récit reste atypique et captivant.</p>
<ol>
<li>La grand cahier</li>
<li><a href="http://lectures.madamecharlotte.com/la-preuve">La preuve</a></li>
<li><a href="http://lectures.madamecharlotte.com/le-troisieme-mensonge/">Le troisième mensonge</a></li>
</ol>
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		<title>Moana blues</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Dec 2009 19:36:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Madame Charlotte</dc:creator>
				<category><![CDATA[BLANC Anne-Catherine]]></category>
		<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Hors compétition]]></category>

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		<description><![CDATA[
Auteur :  Anne-Catherine Blanc
Éditeur : Au Vent Des Iles
1ère édition : 2002
Nb de pages : 175
Lu : Décembre 2009
Ma note : 

Résumé :
Moana, c&#8217;est le bleu absolu que prend l&#8217;océan quand le regard plonge vers l&#8217;abysse, vers le vertige sans fond qui s&#8217;ouvre au-delà du lagon, passé le récif-barrière. Moana, c&#8217;est la matière bleue, à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3223" style="border: 1px solid black; margin: 10px;" title="moana" src="http://lectures.madamecharlotte.com/bibliofolle/wp-content/uploads/2009/12/moana.jpg" alt="moana" width="150" height="250" /></p>
<p><strong>Auteur </strong>:  Anne-Catherine Blanc<br />
<strong>Éditeur </strong>: Au Vent Des Iles<br />
<strong>1ère édition</strong> : 2002<br />
<strong>Nb de pages</strong> : 175<br />
<strong>Lu </strong>: Décembre 2009<br />
<strong>Ma note </strong>: <img src="http://lectures.madamecharlotte.com/bibliofolle/wp-content/uploads/2007/09/coeur01.png" alt="" /><br />
<strong></strong></p>
<p><strong>Résumé </strong>:<br />
<em>Moana, c&#8217;est le bleu absolu que prend l&#8217;océan quand le regard plonge vers l&#8217;abysse, vers le vertige sans fond qui s&#8217;ouvre au-delà du lagon, passé le récif-barrière. Moana, c&#8217;est la matière bleue, à la fois aussi présente au plongeur que sa conscience et aussi désespérément fuyante, aérienne et douloureuse.</em></p>
<p><em>Plonger dans le bleu, c&#8217;est la petite mort, le renoncement à l&#8217;être. C&#8217;est devenir soi-même, pour quelques instants d&#8217;éternité, onde traversée d&#8217;ondes, corps liquide et bleu. C&#8217;est perdre d&#8217;un seul coup les repères qui rassuraient. Le regard se noie dans le bleu, se voile au bord du vertige et se détourne en hâte vers la mosaïque familière du tombant ou le miroir brisé de la surface. Remontée hâtive, comme si le plongeur venait d&#8217;échapper à un risque. À la tentation de son propre gouffre.</em></p>
<p><em>Au-delà du moana le bleu devient noir. C&#8217;est &#8216;ere&#8217;ere, le bleu noir qui précède les ténèbres. &#8216;Ere&#8217;ere signifie aussi hématome. C&#8217;est la couleur des chairs meurtries, éclatées sous la pression, quand le gouffre recrache l&#8217;enveloppe. Quand le plongeur s&#8217;est uni à l&#8217;océan en se fondant à la matière, enfin apaisé, lui-même liquide et bleu.</em></p>
<p><em>Moana, c&#8217;est aussi un prénom.</em></p>
<p><strong>Mon avis :</strong></p>
<p>J&#8217;ai récemment été bien remuée et épatée par <a href="http://lectures.madamecharlotte.com/lastronome-aveugle/">L&#8217;astronome aveugle</a> du même auteur, là, je suis carrément envoûtée. Le genre introspectif n&#8217;est pas spécialement ma tasse de thé, et pourtant là de l&#8217;introspection, on en a !</p>
<p>Le récit démarre en début de journée, aux aurores, dans l&#8217;atmosphère moite et suffocante de la Polynésie. Le narrateur, dont l&#8217;esprit s&#8217;éparpille savamment entre monologue et déclarations à ses proches, s&#8217;apprête à enterrer son beau-fils, adolescent amateur de surf et de plongée. On découvre au fil de la journée les questionnements de Paulot, qui se remet sans cesse en cause et nous restitue du même coup de multiples informations qui nous en apprennent beaucoup sur son univers, son passé, sa vie de famille. Le personnage de Paulot inspire une empathie totale, le style sec et viril de l&#8217;auteur colle parfaitement au personnage, ancien prof reconverti en chef d&#8217;entreprise. Paulot est visiblement un individu sensible, fragile, et son langage contraste avec son état émotionnel qui tout au long de l&#8217;histoire reste en suspens, car Paulot fait office de figurant, n&#8217;étant &laquo;&nbsp;que le beau-père&nbsp;&raquo;, originaire de métropole de surcroit, et qui cherche sa place dans ce terrible deuil, osant à peine exprimer son chagrin.</p>
<p>Une construction habile et originale, un style jubilatoire, très masculin, une histoire touchante (euphémisme !), une montée en puissance de l&#8217;émotion subtilement dosée, pour un final d&#8217;une rare sensibilité et d&#8217;une force peu commune. Je suis parfois touchée par certaines lectures très émouvantes  mais je l&#8217;ai rarement été à ce point-là. <strong>L&#8217;astronome aveugle</strong> apportait son lot d&#8217;émotion mais celle-ci se situait dans la beauté poétique du propos, tandis qu&#8217;avec <strong>Moana Blues</strong> l&#8217;émotion est plus viscérale, plus profonde, plus personnelle. Je pense que la dernière fois que j&#8217;ai été remuée de la sorte c&#8217;est en terminant Pêcheurs d&#8217;Islande de Pierre Loti.</p>
<p>La symbolique du moana, de la profondeur des mers à l&#8217;immensité du ciel, un voyage à travers l&#8217;humain dans toute sa complexe immensité.</p>
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		<title>L&#8217;ombre du vent</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Oct 2009 16:54:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Madame Charlotte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne (Castillan)]]></category>
		<category><![CDATA[ZAFÓN Carlos Ruiz]]></category>
		<category><![CDATA[~ 4.5/5 ~]]></category>

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		<description><![CDATA[Auteur : Carlos Ruiz Zafon
Titre original :  La sombra del viento
Éditeur : LivreDePoche
1ère édition : 2001
Nb de pages : 636
Lu : octobre 2009
Ma note : 

Résumé :
Dans la Barcelone de l&#8217;après-guerre civile, &#160;&#187; ville des prodiges &#160;&#187; marquée par la défaite, la vie difficile, les haines qui rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-3088" style="margin: 10px;" title="zafon1" src="http://lectures.madamecharlotte.com/bibliofolle/wp-content/uploads/2009/10/zafon1.jpg" alt="zafon1" width="160" height="264" />Auteur :</strong> Carlos Ruiz Zafon<br />
<strong>Titre original </strong>:  <em>La sombra del viento</em><br />
<strong>Éditeur </strong>: LivreDePoche<br />
<strong>1ère édition</strong> : 2001<br />
<strong>Nb de pages</strong> : 636<br />
<strong>Lu </strong>: octobre 2009<br />
<strong>Ma note : <img class="alignnone size-full wp-image-785" title="4-5" src="http://lectures.madamecharlotte.com/bibliofolle/wp-content/uploads/2008/04/4-5.gif" alt="4-5" width="70" height="15" /><br />
</strong></p>
<p><strong>Résumé :</strong><br />
<em>Dans la Barcelone de l&#8217;après-guerre civile, &nbsp;&raquo; ville des prodiges &nbsp;&raquo; marquée par la défaite, la vie difficile, les haines qui rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon &#8211; Daniel Sempere, le narrateur &#8211; dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L&#8217;enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d&#8217;occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y &nbsp;&raquo; adopter &nbsp;&raquo; un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l&#8217;entraîner dans un labyrinthe d&#8217;aventures et de secrets &nbsp;&raquo; enterrés dans l&#8217;âme de la ville &nbsp;&raquo; : L&#8217;Ombre du vent. Avec ce tableau historique, roman d&#8217;apprentissage évoquant les émois de l&#8217;adolescence, récit fantastique dans la pure tradition du Fantôme de l&#8217;Opéra ou du Maître et Marguerite, énigme où les mystères s&#8217;emboîtent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafon mêle inextricablement la littérature et la vie.</em></p>
<p><strong>Mon avis</strong><br />
Après des semaines de changements chaotiques et d&#8217;intenses bouleversements qui ont entrainé une longue et douloureuse interruption de lecture, j&#8217;ai enfin pu venir à bout de ce relatif pavé.<br />
Connu, reconnu, sa réputation le précède et je n&#8217;ai pas encore trouvé de critique négative à son sujet (sauf en grattant mais bon ça reste minime) et je dois dire que l&#8217;ensemble de la chose m&#8217;a presque totalement emballée. L&#8217;intrigue est particulièrement originale, le parallèle entre le jeune Daniel et Carax est très bien vu, de même que le rapport entre la fiction et la réalité. L&#8217;ombre du vent est un roman initiatique oscillant vers le polar, avec une galerie de personnages tous plus attachants les uns que les autres, un rythme et un intérêt qui ne faiblissent pas. Malgré l&#8217;enchantement évident qui m&#8217;a suivie tout au long de la lecture, j&#8217;avoue que le pourquoi du comment reste assez basique et on voit venir le clé de l&#8217;intrique trop vite, c&#8217;est même un tantinet gros comme un sabot. Mais bon, c&#8217;est si joliment écrit, si charmant et tellement beau qu&#8217;on passe outre et on fait comme si la vérité était vraiment dans une part de cake au fond du puits.</p>
<p>Alors on gobe, on suit les péripéties adolescentes de Daniel avec un vif intérêt, on rêve, on s&#8217;émeut, on l&#8217;accompagne dans son enquête impossible à la découverte de Carax, l&#8217;auteur maudit qui prend des allures de mythe et lui sert de fil conducteur jusqu&#8217;à l&#8217;âge adulte.</p>
<p>S&#8217;il est prévisible, le final n&#8217;en reste pas moins magnifique.</p>
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		<title>Le voyage d&#8217;hiver</title>
		<link>http://lectures.madamecharlotte.com/le-voyage-dhiver/</link>
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		<pubDate>Tue, 25 Aug 2009 12:00:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Madame Charlotte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[NOTHOMB, Amélie]]></category>
		<category><![CDATA[~ 2.5/5 ~]]></category>

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		<description><![CDATA[Auteur : Amélie Nothomb
Éditeur : Albin Michel
1ère édition : 2009
Nb de pages : 144
Lu : août 2009
Ma note :

Résumé :
&#171;&#160;Il n&#8217;y a pas d&#8217;échec amoureux.&#160;&#187;
Mon avis :
Et hop le Nothomb annuel est arrivé ! Comme l&#8217;an dernier avec Le fait du prince, mais dans une moindre mesure je suis déçue par son nouveau roman. Ayant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-3057" style="margin: 5px 10px;" title="nothomb2009" src="http://lectures.madamecharlotte.com/bibliofolle/wp-content/uploads/2009/08/nothomb2009.jpg" alt="nothomb2009" width="160" height="257" />Auteur : </strong>Amélie Nothomb<br />
<strong>Éditeur </strong>: Albin Michel<br />
<strong>1ère édition</strong> : 2009<br />
<strong>Nb de pages</strong> : 144<br />
<strong>Lu </strong>: août 2009<br />
<strong>Ma note </strong>:</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-781" title="2-5" src="http://lectures.madamecharlotte.com/bibliofolle/wp-content/uploads/2008/04/2-5.gif" alt="2-5" width="70" height="15" /></p>
<p><strong>Résumé :</strong><br />
<em>&laquo;&nbsp;Il n&#8217;y a pas d&#8217;échec amoureux.</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>Mon avis :</strong></p>
<p>Et hop le Nothomb annuel est arrivé ! Comme l&#8217;an dernier avec <a href="http://lectures.madamecharlotte.com/le-fait-du-prince/">Le fait du prince,</a> mais dans une moindre mesure je suis déçue par son nouveau roman. Ayant lu tous ses précédents romans en poche, chaque année depuis 2005 je me fais une joie de la retrouver, mais depuis l&#8217;incompréhensible roman de 2008 Nothomb remonte à peine la pente de la facilité et de l&#8217;insignifiant.</p>
<p>J&#8217;ai retrouvé son style que j&#8217;aime et son humour pince-sans-rire, arrosés d&#8217;une bonne dose d&#8217;auto-dérision, le tout au service d&#8217;une histoire d&#8217;amour qui finit mal sans avoir vraiment pu commencer. Le narrateur s&#8217;apprête à détourner un avion, pour des raisons purement personnelles, liées à son échec amoureux (qui d&#8217;ailleurs n&#8217;en est pas un comme expliqué dans le livre).</p>
<p>De fil en aiguille le héros au prénom improbable nous dévoile le pourquoi du comment de sa terrible décision.</p>
<p>Les personnages sont insolites et le bon goût n&#8217;a pas sa place ici, et du coup l&#8217;hypocrisie non plus. C&#8217;est politiquement incorrect, le narrateur se moque de la pauvre neuneu qui fait office d&#8217;écrivain et qui monopolise l&#8217;attention de sa bien-aimée. On frise l&#8217;humour noir et ça fait du bien.</p>
<p>De nombreuses allusions aux précédents romans d&#8217;Amélie Nothomb parsèment le récit. L&#8217;auteur n&#8217;hésite pas à se moquer d&#8217;elle-même en faisant dire à son personnage qu&#8217;il apprécie d&#8217;échapper à  &laquo;&nbsp;<em>la bobine de l&#8217;écrivain en gros plan sur la couverture</em>&laquo;&nbsp;, et j&#8217;en passe.</p>
<p>L&#8217;histoire est très courte, la fin ouverte, on n&#8217;en saura pas plus sur le projet de détournement d&#8217;avion, mais on sait dès le départ que tel n&#8217;est pas le but du récit.</p>
<p>Un roman sympathique mais vraiment trop court, et trop peu rempli pour compenser sa brièveté.</p>
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		<title>Tino et Tina</title>
		<link>http://lectures.madamecharlotte.com/tino-et-tina/</link>
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		<pubDate>Fri, 14 Aug 2009 22:01:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Madame Charlotte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[~ 0/5 ~]]></category>

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		<description><![CDATA[Auteur:  Patrice Blouin
Éditeur : L&#8217;Arbalète/Gallimard
1ère édition : 2009
Nb de pages : 96
Lu : juillet 2009
Ma note:   
Résumé :
« Appelons-les Tino et Tina. Ils habitent à Paris dans le coude étroit de la rue de Messine. Alors qu’ils avaient quatorze et quinze ans, leur mère avait repris unilatéralement son indépendance. C’était durant l’hiver quatre-vingt-trois. Avant de disparaître, elle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-2965" style="margin: 5px 10px;" title="tino" src="http://lectures.madamecharlotte.com/bibliofolle/wp-content/uploads/2009/07/tino.jpg" alt="tino" width="90" height="120" />Auteur</strong>:  Patrice Blouin<br />
<strong>Éditeur </strong>: L&#8217;Arbalète/Gallimard<br />
<strong>1ère édition</strong> : 2009<br />
<strong>Nb de pages</strong> : 96<br />
<strong>Lu</strong> : juillet 2009<br />
<strong>Ma note</strong>:   <img class="alignnone" src="http://lectures.elvenbook.com/blogs/media/blogs/all/0.gif" alt="" width="70" height="15" /></p>
<p><strong>Résumé :</strong><br />
<em>« Appelons-les Tino et Tina. Ils habitent à Paris dans le coude étroit de la rue de Messine. Alors qu’ils avaient quatorze et quinze ans, leur mère avait repris unilatéralement son indépendance. C’était durant l’hiver quatre-vingt-trois. Avant de disparaître, elle leur avait laissé à chacun une chambre de bonne en vis-à-vis, de part et d’autre de la rue. Elle les avait placés là comme ses vigies monstrueuses, disait-elle dans son mot d’adieu. »</em></p>
<p><strong>Mon avis</strong></p>
<h5>Ce blog a décidé de s&#8217;associer à un projet ambitieux : chroniquer l&#8217;ensemble des romans de la rentrée littéraire !<br />
Vous retrouverez donc aussi cette chronique sur le site <a href="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/">Chroniques de la rentrée littéraire</a> qui regroupe l&#8217;ensemble des chroniques réalisées dans le cadre de l&#8217;opération.<br />
<a href="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/a-propos">Pour en savoir plus c&#8217;est ici.</a></h5>
<p>Ce livre ma été proposé parmi d&#8217;autres par Babélio dans le cadre d&#8217;une Masse Critique un peu particulière. J&#8217;ai opté pour plusieurs titres dont celui-ci, car la quatrième de couverture était alléchante, mystérieuse et intrigante. Il s&#8217;agit en fait des premières lignes du roman. J&#8217;ai donc entamé ma lecture pleine d&#8217;espoir, accrochant aussitôt au style raffiné de l&#8217;auteur. C&#8217;est un livre très court, constitué de très brefs chapitres. Je suis donc entrée dans l&#8217;histoire dès les premières pages, pour en sortir au bout de trente. Le style, que je d&#8217;abord trouvé beau et élégant tourne vite au verbiage pompeux, avec phrases alambiquées destinées à exprimer des grandes idées métaphysiques, vite effleurées, mais qui pourront suffire à trouver l&#8217;ensemble hautement intellectuel.</p>
<p>L&#8217;idée de base, à savoir deux adolescents abandonnés placés par leur mère sans raison connue, avait pourtant un joli potentiel. Et cette idée de base, finalement, ne sert à rien, elle n&#8217;est pas développée, on ne saura quasiment rien des motivations de la mère, on nous informe vaguement sur les états d&#8217;âmes et les interprétations que font Tino et Tina du départ inexpliqué de leur génitrice. On n&#8217;en sait pas beaucoup plus sur les protagonistes aux-mêmes, mais de toute façon ce que l&#8217;on en sait n&#8217;a pas grand intérêt. Le contenu des chapitres me consterne, j&#8217;ignore totalement où l&#8217;auteur a voulu en venir avec un récit sans histoire, des personnages qui n&#8217;en sont pas, des thèmes vainement évoqués. On est clairement dans un thème qui m&#8217;a toujours fascinée, celui du double, qu&#8217;on devine à plusieurs niveaux&#8230;et alors ?<br />
Tout tombe à plat. Enfin non, car pour tomber il faut d&#8217;abord décoller. Et là rien ne se passe.<br />
L&#8217;ensemble n&#8217;a ni queue ni tête, le récit semble décousu. Oui bon d&#8217;accord, Tino et Tina symbolisent Charybde et Scylla, ça c&#8217;est pour la note culturo-mythologique, ça fait classe, peut-être, mais ça ne suffit pas.</p>
<p>Nous ne sommes ni dans le roman ni dans la nouvelle, mais plutôt dans le brouillon masturbatoire, j&#8217;ai du mal à trouver du sens à ce texte qui me fait l&#8217;effet d&#8217;un OVNI, d&#8217;une aberration, d&#8217;un délire ésotérique, ou encore d&#8217;une expérience ratée, qui justement pour ces raisons-là, pourrait très bien passer pour une œuvre hautement intellectuelle et très profonde.</p>
<p>Personnellement, dans le genre onirique et hermétique je préfère un film de Lynch, au moins on s&#8217;amuse à décrypter l&#8217;incompréhensible et il y a du sens, à un moment ou à un autre.</p>
<p>J&#8217;ai souvent pensé à une espèce de synopsis incomplet, à une suite d&#8217;idées et de pistes à exploiter, car je m&#8217;interroge encore sur l&#8217;intérêt de la moitié des chapitres. Je me suis même demandé si le texte était codé, s&#8217;il fallait avoir BAC+12 pour en saisir toute la subtilité et le propos, ou si un mot clé suffirait à l&#8217;appréhender autrement. Je me suis aussi demandé si je n&#8217;étais pas complètement stupide, ce qui est fort possible.<br />
Manifestement, l&#8217;existence de ce livre m&#8217;échappe, la motivation de certains éditeurs me laisse perplexe.<br />
En tous cas voilà qui rassurera les plus feignants et les moins imaginatifs des auteurs en herbe, il est possible de publier ses brouillons, sachez-le, même avec rien dedans.</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Une femme sans histoires</title>
		<link>http://lectures.madamecharlotte.com/une-femme-sans-histoires/</link>
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		<pubDate>Wed, 22 Jul 2009 13:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Madame Charlotte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[PRIEST, Christopher]]></category>
		<category><![CDATA[~ 2.5/5 ~]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://lectures.madamecharlotte.com/?p=2812</guid>
		<description><![CDATA[Auteur:  Christopher Priest
Titre en français : The quiet woman
Éditeur : Folio/SF
1ère édition : 1990 (revu 2005)
Nb de pages : 384
Lu : juillet 2009
Ma note:   
Résumé :
Alice Stockton est, a priori, une femme sans histoires. Pourtant, son dernier livre, Six femmes combatives, a été saisi par le ministère de l&#8217;Intérieur avant même sa publication. Alors qu&#8217;elle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://lectures.madamecharlotte.com/bibliofolle/wp-content/uploads/2009/07/unefemme.jpg" rel="lightbox[2812]"><img class="alignleft size-full wp-image-2813" style="margin: 0px 3px;" title="unefemme" src="http://lectures.madamecharlotte.com/bibliofolle/wp-content/uploads/2009/07/unefemme.jpg" alt="unefemme" width="150" height="253" /></a>Auteur</strong>:  Christopher Priest<br />
<strong>Titre en français :</strong> <em>The quiet woman</em><br />
<strong>Éditeur </strong>: Folio/SF<br />
<strong>1ère édition</strong> : 1990 (revu 2005)<br />
<strong>Nb de pages</strong> : 384<br />
<strong>Lu</strong> : juillet 2009<br />
<strong>Ma note</strong>:   <a href="http://lectures.madamecharlotte.com/bibliofolle/wp-content/uploads/2008/04/2-5.gif" rel="lightbox[2812]"><img class="alignnone size-full wp-image-781" title="2-5" src="http://lectures.madamecharlotte.com/bibliofolle/wp-content/uploads/2008/04/2-5.gif" alt="2-5" width="70" height="15" /></a></p>
<p><strong>Résumé :</strong><br />
<em>Alice Stockton est, a priori, une femme sans histoires. Pourtant, son dernier livre, Six femmes combatives, a été saisi par le ministère de l&#8217;Intérieur avant même sa publication. Alors qu&#8217;elle tente de comprendre les raisons de cette censure, elle rencontre l&#8217;inquiétant Gordon Sinclair, le fils d&#8217;Eleanor Traynor. Cette dernière, la seule amie qu&#8217;Alice s&#8217;était faite dans le petit village du sud de l&#8217;Angleterre où elle s&#8217;est retirée après son divorce, vient d&#8217;être assassinée. Une relation étrange s&#8217;instaure entre Gordon et Alice, tandis qu&#8217;un nouveau projet prend forme dans l&#8217;esprit de celle-ci : une enquête sur le passé obscur d&#8217;Eleanor, une autre femme apparemment sans histoires&#8230; Entre fantasmes et réalité, Une femme sans histoires est un roman riche et brillant qui explore sans tabous les recoins de l&#8217;âme humaine. Un livre vertigineux.</em></p>
<p><strong>Mon avis </strong><br />
J&#8217;ai découvert Priest récemment avec <a href="http://lectures.madamecharlotte.com/le-prestige/">Le Prestige</a>, bien décidée à approfondir l&#8217;œuvre de cet auteur qui m&#8217;a violemment tapé dans l&#8217;œil.<br />
J&#8217;ai encore <strong>Le monde inverti</strong> dans ma PAL mais j&#8217;avais depuis plus longtemps encore <strong>Une femme sans histoire</strong>, et mon choix s&#8217;est arbitrairement porté sur ce dernier.</p>
<p>Tout d&#8217;abord je ne comprends pas ce qui justifie de classer ce roman dans la SF, ça reste un mystère pour moi. J&#8217;hésite même à le classer dans les thrillers. Ceci étant, l&#8217;histoire de base est très alléchante, les personnages intéressants, inquiétants pour certains. Bien des aspects du récit m&#8217;ont fait penser à David Lynch, ce qui est un sérieux atout. On passe souvent d&#8217;un point de vue à l&#8217;autre, Gordon Sinclair apparait comme un individu étrange, ambigu, dont les motivations ne sont pas immédiatement claires. L&#8217;intrigue se déroule dans la campagne anglaise et j&#8217;ai beaucoup apprécié ce côté en apparence paisible, alors que la région évoquée a été irradiée. L&#8217;ombre de la mort plane sur l&#8217;histoire, et notamment l&#8217;héroïne. Mais ce détail ainsi que tant d&#8217;autre sont à peine survolés. Le traitement du sujet m&#8217;a paru bâclé, pas assez approfondi, on s&#8217;attend à plus de choses, plus de tout !<br />
Un roman pas mauvais, mais qui laisse une impression d&#8217;inachevé, un comble sachant que l&#8217;édition que j&#8217;ai lue à été révisée en 2005 (ce qui explique qu&#8217;un livre de 1990 parle d&#8217;Internet et de téléphones portables&#8230;).<br />
Dans l&#8217;ensemble j&#8217;ai passé un bon moment, je ne me suis pas du tout ennuyée, mais je reste un peu (beaucoup) sur ma faim.<br />
À lire par les fans, mais à éviter si on veut découvrir Priest.</p>
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