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    ~ Madame Charlotte ~

    Le dernier héritier de Castle Connor

    Samedi, 13 février, 2010 14:04 par Madame Charlotte | 2 bafouilles »

    Auteur : Joseph Sheridan Le Fanu
    Titre original : The last heir of Castle Conor
    Éditeur : Ombres
    1ère édition : 1838
    Nb de pages : 80
    Lu : Février 2010
    Ma note : 

    Résumé:
    Le narrateur se lie d’amitié avec le dernier héritier de Castle Conor, un jeune homme aimé du peuple et choyé par sa mère. De retour d’un long voyage censé achever son éducation il retrouve son jeune ami et lui dévoile une nouvelle amitié, tissée malgré lui avec un duelliste redoutable.

    Mon avis
    Courte nouvelle que voilà, mais un sympathique petit interlude, qui annonce le swap de la Saint Patrick de Cryssilda, idéal pour se mettre dans l’ambiance.

    Une histoire fort courte, dont il est difficile de parler. Une histoire d’amitié, de destin, de fierté. Malgré l’attachement profond du narrateur envers on ami, il ne pourra aller contre le destin de ce dernier. Le poids des traditions, et l’honneur d’un homme, pèsent lourd. Illustration d’un autre temps, d’autres mœurs, où l’on pouvait mourir sur un malentendu.

    Les lieux sombres

    Mardi, 9 février, 2010 20:17 par Madame Charlotte | 11 bafouilles »

    Auteur : Gillian Flynn
    Titre original : Dark places
    Éditeur : Sonatines
    1ère édition : 2009
    Nb de pages :
    Lu : février 2010
    Ma note : coup de coeur

    Résumé
    Après Un sur deux de Steve Mosby, Seul le silence de R. J. Ellory, Au-delà du mal de Shane Stevens, le nouveau thriller Sonatine, un roman d’une intensité exceptionnelle Début des années 1980. Libby Day a sept ans lorsque sa mère et ses deux sœurs sont assassinées dans leur ferme familiale. Rescapée par miracle, la petite fille désigne le meurtrier à la police, son frère Ben, âgé de 15 ans. Ce fait divers émeut tout le pays, et la jeune Libby devient un symbole de l’innocence bafouée. Vingt-cinq ans plus tard, alors que son frère est toujours derrière les barreaux, Libby, qui ne s’est jamais remise du drame, souffre de dépression chronique. Encouragée par une association d’un type très particulier, elle accepte pour la première fois de revisiter les lieux sombres de son passé. C’est là, dans un Middle West désolé, dévasté par la crise économique et sociale, qu’une vérité inimaginable commence à émerger. Et Libby n’aura pas d’autre choix pour se reconstruire, et peut-être enfin recommencer à vivre, que de faire toute la lumière sur l’affaire, quelles qu’en soient les conséquences. Bien loin des clichés et du manichéisme qui encombrent la plupart des thrillers contemporains, Gillian Flynn nous offre ici une intrigue d’une densité rare, des personnages complexes, tragiques, terriblement humains. Considérée dès son premier roman, Sur ma peau, comme l’une des voix les plus originales du thriller contemporain, elle confirme avec ce livre, où l’on retrouve son style intense et viscéral, son immense talent.

    Mon avis
    Libby Day est une jeune femme meurtrie, pour ne pas dire à trois-quarts détruite par le massacre de sa famille. Dépressive chronique, elle s’avère incapable de mener une vie normale et vit des dons qui lui ont été faits depuis son enfance par des âmes compatissantes.
    Sa rencontre avec une curieuse association regroupant des amateurs d’énigmes et de faits-divers va la pousser à remettre son propre témoignage en question.
    La construction est habile et entretient efficacement le suspens. Les chapitres relatant l’enquête de Libby alternent avec ceux sur le déroulement de la journée précédant le massacre.
    Tandis que Libby connait peu voire plus son frère, condamné à vie suite à son témoignage, le lecteur apprend à connaître non seulement son frère mais aussi toute la famille Day.
    Le contexte de misère et de dénuement est frappant. Les personnages sont tous plus ou moins abîmés par la vie et sans défense. Ils se débattent comme ils peuvent, pas un ne m’a semblé échapper à un destin douloureux. Chacun des protagonistes présente des tares, diverses et variées, qui les rendent étonnement réalistes et attachants.
    On découvre peu à peu les circonstances de la mort des sœurs et de la mère de Libby. L’intrigue est particulièrement retorse, le dénouement inattendu, l’évolution constante et plus on approche de la fin plus le rythme s’accélère.
    Une sacrée belle découverte pour ma part, des personnages magnifiques, victimes de circonstances tragiques, une histoire sordide et pas si simple que ça.

    Armadale

    Vendredi, 5 février, 2010 22:22 par Madame Charlotte | 7 bafouilles »

    Auteur : Wilkie Collins
    Titre original : Armadale
    Éditeur : Phébus Libretto
    1ère édition : 1868
    Nb de pages :508
    Lu : janvier 2010
    Ma note : coup de coeur

    Résumé
    Selon Borges et Henry James, sur ce point d’accord, s’il fallait se résoudre à ne lire qu’un seul livre de Collins – ce qui est en soi une contrainte insupportable – il faudrait que ce soit Armadale : car ces 800 pages foisonnantes embrassent à peu près tous les registres où se complaît d’ordinaire l’écrivain, humour bien noir compris. Un livre dont l’unique but, prévenons tout de suite l’innocent lecteur, est d’égarer celui qui aura eu l’imprudence de l’ouvrir. Résumons : Tous deux s’appellent Allan Armadale : l’un est tout ce que l’autre n’est pas ; l’un sait, surtout, ce que l’autre ne sait pas – et l’un des deux, semble-t-il, est de trop sur cette terre. A partir du thème éternel de la rivalité entre Caïn et Abel (amour et haine confondus), Wilkie Collins brode une intrigue au fil de laquelle le lecteur est convié à toutes les conjectures, c’est-à-dire à tous les égarements : 800 pages de déambulation à l’intérieur d’un labyrinthe où les personnages et le destin rivalisent d’imagination – et de perversité –, 800 pages de machinations, de complots et de mensonges, au terme desquelles, délicieusement mis à mal, nous espérons malgré tout découvrir ce qu’il est convenu d’appeler la vérité. Conclusion de Henry James : « Il introduit dans l’espace romanesque le plus mystérieux des mystères : celui qui se cache derrière nos portes. » Passage en collection « Libretto » d’Armadale, selon Borges le plus grand roman de Wilkie Collins (l’inventeur du thriller). 800 pages de frissons et d’égarements garantis. Selon Michel Le Bris, préfacier enthousiaste de l’ouvrage : « L’indécence au service du suspense ».

    Mon avis
    Les mots me manquent, les bras m’en tombent. L’un dans l’autre ce billet promet de ne pas briller par son contenu, mais que faire, que dire après un tel monument qui m’a procuré une extase sans nom ? Wilkie Collins nous balance un bon gros pavé bourré de personnages magnifiques et hauts en couleurs, des intrigues tortueuses, des rebondissements, des secrets inavouables, des âmes tourmentées, une société victorienne avec ses défauts mais avec cette ambiance qui me ravit.
    Le meilleur de maître Wilkie est développé à son maximum dans Armadale.

    Un antagonisme prédestiné, une dualité troublante dans laquelle l’innocence et l’ignorance de l’un contrebalance la connaissance et la paranoïa de l’autre.
    Les deux Armadale forme un duo improbable, deux personnalités que tout sépare, riches et complexes. On pourrait parler des heures de ce roman sublime, malheureusement le temps me manque et à moins de faire une dissertation de 3612 pages qui de toute façons ne suffirait pas à faire le tour de la question, la chose me parait vaine. Notons cependant un personnage que j’ai adoré (parmi d’autres !), une méchante vilaine pas sympa du tout mais finalement très attachante, spécimen anachronique de femme fatale.

    Pour finir et avant de m’enfoncer d’avantage, voici un extrait qui suffira à illustrer l’humour et la finesse de Wilkie :

    « Quand vous dites non à une femme, monsieur, dites-le toujours en un seul mot. Si vous lui donnez des raisons, elle croit invariablement que vous voulez lui dire oui. »

    Les disparus de Dublin

    Jeudi, 14 janvier, 2010 21:43 par Madame Charlotte | 4 bafouilles »

    Auteur: Benjamin Black
    Titre original : Christine Falls
    Éditeur : Nil
    1ère édition : 2006
    Nb de pages : 436
    Lu : janvier 2010
    Ma note : 3

    Résumé
    C’est là, dans son repaire, un soir d’ivresse, que le cadavre d’une inconnue déclarée morte dans de troublantes circonstances va obliger Quirke à sortir de l’ombre – à se lancer dans une enquête que tous cherchent à lui faire abandonner. Car cette enquête, qui met en cause l’Eglise toute-puissante des années 1950, menace de dynamiter la haute société catholique, de Dublin à Boston. Et de gangrener l’âme de sa propre famille, en réveillant ses blessures les plus enfouies.

    Mon avis
    Les disparus de Dublin, traduction étrange de Christine Falls, (????) est le premier roman d’une série en cours de traduction, écrite par l’auteur irlandais John Banville. Je ne connaissais pas l’auteur, encore moins la série. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce thriller situé entre Dublin et Boston dans les années 50. Un thriller sans policier, sans détective, mais avec un légiste veuf et un peu poivrot, amené malgré lui à dénouer une intrigue impliquant ses proches.
    Les différents liens entre les protagonistes sont complexes, riches, et ambigus. Tous ces personnages m’ont parus très humains et particulièrement attachants. Quirke, anti-héros, est un peu lâche, un peu paumé, vaguement désabusé. Son entourage est tout aussi perdu et personne ne semble à sa place dans sa vie. L’histoire de Christine Falls va rattraper celle de Quirke, car celui-ci va y trouver des échos de sa propre vie.
    L’intrigue elle-même est sans surprise, on attend le final sans trop d’espoir de nouveauté. Les rebondissements se situent plus dans les relations humaines que dans la résolution de l’énigme, assez basique.
    Un roman que je retiendrai pour le style recherché, les personnages romanesques, mais pas pour l’aspect thriller que j’ai trouvé plutôt faible, trop classique et déjà-vu.

    Mercy Thompson vol.1 , L’appel de la lune

    Dimanche, 10 janvier, 2010 21:02 par Madame Charlotte | 12 bafouilles »

    briggsAuteur: Patricia Briggs
    Éditeur : Milady
    1ère édition : 2006
    Nb de pages : 373
    Lu : janvier 2010
    Ma note : abandon

    Résumé :
     » Les loups-garous peuvent être dangereux si vous vous mettez en travers de leur chemin. Ils ont un talent extraordinaire pour dissimuler leur véritable nature aux yeux des humains. Mais moi, je ne suis pas tout à fait humaine.  » En effet, Mercy Thompson n’est pas une fille des plus banales. Mécanicienne dans le Montana, c’est une dure à cuire qui n’hésite pas à mettre les mains dans le cambouis et à sortir les griffes quand le danger frappe à sa porte. Mais ce n’est pas tout : son voisin très sexy est le chef de meute d’une bande de loups-garous, le minibus qu’elle bricole en ce moment appartient à un vampire, et la vieille dame très digne qui lui rend visite vient jeter des sorts sur son garage. Au cœur de ce monde des créatures de la nuit, Mercy se trouve mêlée à une délicate affaire de meurtre et d’enlèvement…

    Mon avis
    Oui, bon, j’ai testé hein, avec le doux espoir que la bit-lit pouvait éventuellement me plaire, sachant que j’adore l’univers des vampires et autres bestioles nocturnes. Mais voilà, tout le monde ne s’appelle pas Anne Rice.
    Après un début plutôt sympa j’ai trouvé pas mal de lenteurs dans cette affaire, le monde de Mercy, mécano de son état et changeuse de naissance (elle se change en coyote à ses heures perdues), est assez riche, pas mal développé, sauf que le coming-out des êtres « merveilleux » fait que du coup c’est beaucoup moins drôle.
    C’est sympa, ça se laisse lire, mais ce manque de mystère dû à l’intégration des vampires, loups-garous et autres lutins dans la société m’a plutôt ennuyée.
    Sans ma PAL géante qui m’attend j’aurais sans doute terminé le livre, mais plus je vieillis, moins j’ai envie de perdre de temps à lire quelque chose qui ne m’emballe pas outre mesure.

    À lire tout de même pour les inconditionnels du genre.




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