Bonne année 2010 !
Vendredi, 1 janvier, 2010
19:49 par Madame Charlotte | 15 bafouilles »
Voilà, ça c’est fait…
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~ Madame Charlotte ~
Vendredi, 1 janvier, 2010
19:49 par Madame Charlotte | 15 bafouilles »
Voilà, ça c’est fait…
Vendredi, 1 janvier, 2010
17:12 par Madame Charlotte | 11 bafouilles »
Dessinateur : Simon Tofield
Éditeur : FleuveNoir
1ère édition : 2009
Lu : Janvier 2010
Ma note : 
Résumé
Suivez une journée ordinaire dans la vie du chat de Simon, littéralement obnubilé par une chose: se remplir l’estomac. Et pour parvenir à ses fins, il ne reculera devant aucun sacrifice, qu’on se le dise ! Au grand dam de son affectueux propriétaire, à qui il fait vivre un véritable enfer…
Mon avis
Je suis tombée récemment sur une vidéo de Simon Tofield mettant en scène un chat plus vrai que nature, et je ne pouvais naturellement pas résister à la tentation d’acheter le livre qui en a découlé. Alors bien sûr, la bande son, hilarante, manque, mais les dessins évoquent si bien le quotidien du chat qu’on se fait vite une raison. LE chat est très expressif, effectivement prêt à tout pour sa gamelle. Mais le chat n’est pas le seule héros des saynètes, son propriétaire est lui aussi troublant de réalisme, et je pense que tous les amoureux des chats s’y reconnaîtront : un flegme sans borne face aux frasques de son chat, une zen attitude exemplaire, confinant au fatalisme. L’air souvent désabusé du personnage est franchement très drôle.
Mercredi, 30 décembre, 2009
23:12 par Madame Charlotte | 15 bafouilles »
Un petit inventaire pour finir l’année…
Les déceptions
Mercredi, 30 décembre, 2009
22:59 par Madame Charlotte | 1 bafouille »
Auteur: Jacques Tallote
Éditeur : La Table Ronde
1ère édition : 2009
Nb de pages : 171
Lu : décembre 2009
Ma note : ![]()
Résumé :
Plutôt que de partir pour l’Afrique en quête d’un hypothétique emploi, Thomas s’installe à Besançon, où son père possède une maison inoccupée. Dans la boutique du rez-de-chaussée, une étrange découverte l’attend : « Ils étaient dix, sanglés d’un solide ruban. Dix ans de vie. Dix épais agendas de commerce in-octavo recouverts de toile noire. »
Rédigés par le chapelier Alberg, disparu deux ans plus tôt, ces carnets remplis de poèmes et d’aphorismes obscurs, entraînent le jeune homme dans un labyrinthe dont il ne soupçonne pas l’étendue. Avec Lucie, qui n’est d’abord pour lui qu’ « un pull mohair couleur de feuille de gui », Thomas tente d’en trouver l’issue. Qui était Alberg, débarqué un jour d’Argentine par hasard? Et comment se fait-il que ses écrits bouleversent la vie de ceux qui les lisent?
Deux poissons d’or, un jeu de marelle, la veuve d’un médecin colonial, un barrage colossal ou encore des tickets du tramway de Trieste, sont parmi les indices qui jalonnent Alberg. Un roman construit comme une partie d’échecs, où le roi et la dame mènent la danse, et où le fou n’est pas celui qu’on croit…
Mon avis
Voilà un premier roman bien surprenant. Très (trop) court, le récit s’apparente plus à une nouvelle qu’à un roman, qui aurait été plus fouillé, plus touffu. Le thème de la fiction/réalité reste fascinant. Le héros qui découvre de curieux carnets renfermant d’hermétiques écrits n’est pas sans rappeler celui de L’ombre du vent, même si les deux romans sont très différents l’un de l’autre.
Le style est d’emblée un délice ! L’histoire aurait pu être beaucoup plus développée, plus romanesque, mais je pense que l’auteur a choisi la brièveté sciemment, et a opté pour la simplicité et la sobriété, à l’image de l’histoire d’amour de Thomas et Lucie, simple et sincère. Cet aspect un peu froid rend une ambiance étrange, un peu onirique, ou finalement, rien n’a vraiment d’importance, l’histoire écrite par Alberg n’étant finalement qu’un prétexte au rapprochement de Thomas et Lucie, puisque tous les deux vont être intrigués par le récit hermétique du disparu. Deux êtres solitaires vont trouvé un écho dans les carnets d’Alberg. Ils vont trouver du sens à ce qui semble ne pas en avoir, et du même coup donner un sens à leur vie. Le plus déroutant et à la fois le plus exaltant réside dans la conclusion, fort surprenante, et l’on se dit que le destin tient à peu de choses.
Une bien jolie découverte !
Lundi, 28 décembre, 2009
15:23 par Madame Charlotte | Pas de bafouille »
Auteur : Jérôme Camut, Nathalie Hug
Éditeur : Calmann-Lévy
1ère édition : 2009
Nb de pages : 377
Lu : décembre 2009
Ma note : ![]()
Résumé
Dans les années 50, quatre scientifiques traversent la jungle vénézuélienne en quête d’une espèce de singes muets. Ce qu’ils vont découvrir va changer le cours de leur vie. Amazonie, de nos jours Nina Scott dirige une équipe de cueilleurs d’essences rares pour l’industrie américaine dans une région contrôlée par les braconniers et les trafiquants de drogue. En s’éloignant du groupe, Nina découvre les vestiges d’un site magnifique, où les singes sont silencieux et les arbres recouvrent des charniers. Alors que la mort frappe ses compagnons, elle est miraculeusement épargnée. Des mines d’émeraudes colombiennes aux bidonvilles de Caracas, des palaces de la Côte d’Azur aux confins du désert marocain, Nina va alors s’embarquer dans une aventure qui pourrait mettre en péril sa vie et bien plus encore.
Mon avis
Le nouveau Camut/Hug est arrivé ! Depuis un moment certes mais je l’ai dans ma PAL depuis sa sortie et je viens seulement de le lire. Je suis une inconditionnelle du duo et j’ai tout lu d’eux, et j’ai lu avec plaisir leur dernier roman. Le récit alterne flashbacks relatés par on ne sait qui et époque actuelle. L’histoire est totalement dépaysante, les personnages sont attachants et fouillés. Les relations entre l’héroïne et son père ne sont pas simples ni simplistes. Le personnage de Nina est torturé par le manque d’affection maternelle au point de rejeter l’affection paternelle. Psychologiquement, on va loin chez les Camut/Hug, on ne fait pas les choses à moitié dans ce domaine. L’enquête que va mener Nina va la conduire à certaines vérités personnelles qui vont la changer, la faire évoluer. Le récit parallèle nous en apprend beaucoup sur certaines autres vérités, celles que cherchent Nina. Bizarrement ce roman m’a moins emballée que les précédents, je n’arrive pas à mettre le doigt dessus, mais il me semble moins complexe, moins glauque, moins tordu. La fin est peut-être un poil trop prévisible. L’idée est belle, l’intrigue élaborée et le tout reste assez prenant, mais pas autant que leurs autres romans, beaucoup plus noirs peut-être. À lire de toute façon par tous les amateurs de l’orange Camut-Hug