Mardi, 5 janvier, 2010
20:51 par Madame Charlotte | 2 bafouilles »
Auteur: Robert Alexis
Éditeur : José Corti
1ère édition : 2008
Nb de pages : 211
Lu : janvier 2010
Ma note : 
Résumé :
Au XVIIIème siècle, Étienne de Creyst, l’un des premiers médecins aliénistes, découvre chez les fous les multiples possibilités de l’humain. Il commencera à leur exemple une exploration confinant à la destruction de l’identité. Les « Figures » révèlent les territoires où il est surpris de se reconnaître, ceux du minéral, du végétal, celui de la bête avec laquelle il communie dans l’universel. Trente ans après, le Mémoire qu’il a rédigé est lu à sa nièce. La jeune femme traversera, de la même façon, les expériences ultimes où se croisent le crime et la sexualité…Quatre lectures, comme autant de clés libératrices ou de cercles d’enfer.
Mon avis
Je demande un joker !
Je crois que jamais un livre ne m’a laissée aussi perplexe. L’écriture est sublime, anachronique, un véritable délice. L’histoire a tout pour me plaire, pourtant je suis restée sans voix, à la limite de la déception lorsque j’ai refermé le livre.
Tout commence de la meilleure façon, j’ai accroché d’emblée au style, au personnage de la nièce. Bizarrement, je m’attendais à plus dense, plus touffu, plus noir et plus glauque. La décadence de la nièce reste plutôt gentillette, assez brève, trop abrupte. Celle de son oncle n’est pas beaucoup plus complexe. L’aspect psychiatrique de la folie ne m ‘a pas semblé très frappante, il s’agit de folie axée sur le vice, le crime, à la limite de l’animalité. Tout est trop rapide, et la fin m’a franchement déçue.
Pourtant j’ai eu beaucoup de plaisir à découvrir cette merveilleuse écriture, fluide, raffinée, élégante. Je n’hésiterai donc pas à approfondir l’œuvre de cet auteur car malgré cette demie-déception je trouve son univers fascinant.
Je ne sais absolument pas quoi dire de plus sur ce livre, ça ne fera pas avancer le schmilblick c’est sûr
Dans ALEXIS Robert, Contemporain, France, ~ 2.5/5 ~
Vendredi, 1 janvier, 2010
17:12 par Madame Charlotte | 11 bafouilles »
Dessinateur : Simon Tofield
Éditeur : FleuveNoir
1ère édition : 2009
Lu : Janvier 2010
Ma note : 
Résumé
Suivez une journée ordinaire dans la vie du chat de Simon, littéralement obnubilé par une chose: se remplir l’estomac. Et pour parvenir à ses fins, il ne reculera devant aucun sacrifice, qu’on se le dise ! Au grand dam de son affectueux propriétaire, à qui il fait vivre un véritable enfer…
Mon avis
Je suis tombée récemment sur une vidéo de Simon Tofield mettant en scène un chat plus vrai que nature, et je ne pouvais naturellement pas résister à la tentation d’acheter le livre qui en a découlé. Alors bien sûr, la bande son, hilarante, manque, mais les dessins évoquent si bien le quotidien du chat qu’on se fait vite une raison. LE chat est très expressif, effectivement prêt à tout pour sa gamelle. Mais le chat n’est pas le seule héros des saynètes, son propriétaire est lui aussi troublant de réalisme, et je pense que tous les amoureux des chats s’y reconnaîtront : un flegme sans borne face aux frasques de son chat, une zen attitude exemplaire, confinant au fatalisme. L’air souvent désabusé du personnage est franchement très drôle.

Dans Angleterre, Animalier, B.D, Mangas, Hors compétition, Humour, TOFIELD Simon
Mercredi, 30 décembre, 2009
23:12 par Madame Charlotte | 15 bafouilles »
Un petit inventaire pour finir l’année…
- 55 livres lus (petite année avec reprise de travail et nouveau rythme à prendre
)
- 4 classiques (la honte ! 2010 sera l’année des classiques ou ne sera pas !!)
- 2 abandons
- 6 déceptions cuisantes
- 9 coups de cœur
- 6 orgasmes
Catégories Hors compétition 
Catégorie Orgasmique 
Catégorie Excellent 
Catégorie C’est d’la bonne 
Les déceptions
Dans Bilans littéraires
Mercredi, 30 décembre, 2009
22:59 par Madame Charlotte | 1 bafouille »
Auteur: Jacques Tallote
Éditeur : La Table Ronde
1ère édition : 2009
Nb de pages : 171
Lu : décembre 2009
Ma note : 
Résumé :
Plutôt que de partir pour l’Afrique en quête d’un hypothétique emploi, Thomas s’installe à Besançon, où son père possède une maison inoccupée. Dans la boutique du rez-de-chaussée, une étrange découverte l’attend : « Ils étaient dix, sanglés d’un solide ruban. Dix ans de vie. Dix épais agendas de commerce in-octavo recouverts de toile noire. »
Rédigés par le chapelier Alberg, disparu deux ans plus tôt, ces carnets remplis de poèmes et d’aphorismes obscurs, entraînent le jeune homme dans un labyrinthe dont il ne soupçonne pas l’étendue. Avec Lucie, qui n’est d’abord pour lui qu’ « un pull mohair couleur de feuille de gui », Thomas tente d’en trouver l’issue. Qui était Alberg, débarqué un jour d’Argentine par hasard? Et comment se fait-il que ses écrits bouleversent la vie de ceux qui les lisent?
Deux poissons d’or, un jeu de marelle, la veuve d’un médecin colonial, un barrage colossal ou encore des tickets du tramway de Trieste, sont parmi les indices qui jalonnent Alberg. Un roman construit comme une partie d’échecs, où le roi et la dame mènent la danse, et où le fou n’est pas celui qu’on croit…
Mon avis
Voilà un premier roman bien surprenant. Très (trop) court, le récit s’apparente plus à une nouvelle qu’à un roman, qui aurait été plus fouillé, plus touffu. Le thème de la fiction/réalité reste fascinant. Le héros qui découvre de curieux carnets renfermant d’hermétiques écrits n’est pas sans rappeler celui de L’ombre du vent, même si les deux romans sont très différents l’un de l’autre.
Le style est d’emblée un délice ! L’histoire aurait pu être beaucoup plus développée, plus romanesque, mais je pense que l’auteur a choisi la brièveté sciemment, et a opté pour la simplicité et la sobriété, à l’image de l’histoire d’amour de Thomas et Lucie, simple et sincère. Cet aspect un peu froid rend une ambiance étrange, un peu onirique, ou finalement, rien n’a vraiment d’importance, l’histoire écrite par Alberg n’étant finalement qu’un prétexte au rapprochement de Thomas et Lucie, puisque tous les deux vont être intrigués par le récit hermétique du disparu. Deux êtres solitaires vont trouvé un écho dans les carnets d’Alberg. Ils vont trouver du sens à ce qui semble ne pas en avoir, et du même coup donner un sens à leur vie. Le plus déroutant et à la fois le plus exaltant réside dans la conclusion, fort surprenante, et l’on se dit que le destin tient à peu de choses.
Une bien jolie découverte !
Dans France, TALLOTE Jacques, ~ 3/5 ~