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	<title>Les voyages immobiles de Madame Charlotte &#187; France</title>
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		<title>Les figures</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Jan 2010 19:51:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Madame Charlotte</dc:creator>
				<category><![CDATA[ALEXIS Robert]]></category>
		<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[~ 2.5/5 ~]]></category>

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		<description><![CDATA[Auteur: Robert Alexis
Éditeur : José Corti
1ère édition : 2008
Nb de pages : 211
Lu : janvier 2010
Ma note : 
 
Résumé :
 Au XVIIIème siècle, Étienne de Creyst, l’un des premiers médecins aliénistes, découvre chez les fous les multiples possibilités de l’humain. Il commencera à leur exemple une exploration confinant à la destruction de l’identité. Les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://lectures.madamecharlotte.com/bibliofolle/wp-content/uploads/2010/01/figures.jpg" rel="lightbox[3369]"><img class="alignleft size-medium wp-image-3370" style="border: 1px solid black; margin: 10px;" title="figures" src="http://lectures.madamecharlotte.com/bibliofolle/wp-content/uploads/2010/01/figures-225x300.jpg" alt="" width="180" height="240" /></a>Auteur</strong>: Robert Alexis<br />
<strong>Éditeur </strong>: José Corti<br />
<strong>1ère édition</strong> : 2008<br />
<strong>Nb de pages</strong> : 211<br />
<strong>Lu</strong> : janvier 2010<br />
<strong>Ma note </strong>: <img title="3" src="http://lectures.elvenbook.com/blogs/media/blogs/all/2-5.gif" alt="3" width="70" height="15" /><br />
<strong> </strong></p>
<p><strong>Résumé :</strong><br />
<em> Au XVIIIème siècle, Étienne de Creyst, l’un des premiers médecins aliénistes, découvre chez les fous les multiples possibilités de l’humain. Il commencera à leur exemple une exploration confinant à la destruction de l’identité. Les « Figures » révèlent les territoires où il est surpris de se reconnaître, ceux du minéral, du végétal, celui de la bête avec laquelle il communie dans l’universel. Trente ans après, le Mémoire qu’il a rédigé est lu à sa nièce. La jeune femme traversera, de la même façon, les expériences ultimes où se croisent le crime et la sexualité…Quatre lectures, comme autant de clés libératrices ou de cercles d’enfer.</em></p>
<p><strong>Mon avis</strong><br />
Je demande un joker !<br />
Je crois que jamais un livre ne m&#8217;a laissée aussi perplexe. L&#8217;écriture est sublime, anachronique, un véritable délice. L&#8217;histoire a tout pour me plaire, pourtant je suis restée sans voix, à la limite de la déception lorsque j&#8217;ai refermé le livre.<br />
Tout commence de la meilleure façon, j&#8217;ai accroché d&#8217;emblée au style, au personnage de la nièce. Bizarrement, je m&#8217;attendais à plus dense, plus touffu, plus noir et plus glauque. La décadence de la nièce reste plutôt gentillette, assez brève, trop abrupte. Celle de son oncle n&#8217;est pas beaucoup plus complexe. L&#8217;aspect psychiatrique de la folie ne m &#8216;a pas semblé très frappante, il s&#8217;agit de folie axée sur le vice, le crime, à la limite de l&#8217;animalité. Tout est trop rapide, et la fin m&#8217;a franchement déçue.<br />
Pourtant j&#8217;ai eu beaucoup de plaisir à découvrir cette merveilleuse écriture, fluide, raffinée, élégante. Je n&#8217;hésiterai donc pas à approfondir l&#8217;œuvre de cet auteur car malgré cette demie-déception je trouve son univers fascinant.<br />
<span style="font-size: x-small;"> Je ne sais absolument pas quoi dire de plus sur ce livre, ça ne fera pas avancer le schmilblick c&#8217;est sûr <img src='http://lectures.madamecharlotte.com/bibliofolle/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':D' class='wp-smiley' /> </span></p>
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		<title>Alberg</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Dec 2009 21:59:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Madame Charlotte</dc:creator>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[TALLOTE Jacques]]></category>
		<category><![CDATA[~ 3/5 ~]]></category>

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		<description><![CDATA[Auteur: Jacques Tallote
Éditeur : La Table Ronde
1ère édition : 2009
Nb de pages : 171
Lu : décembre 2009
Ma note : 
 
Résumé :
Plutôt que de partir pour l’Afrique en quête d’un hypothétique emploi, Thomas s’installe à Besançon, où son père possède une maison inoccupée. Dans la boutique du rez-de-chaussée, une étrange découverte l’attend : « Ils [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignleft" style="border: 1px solid black; margin: 10px;" title="alberg" src="http://www.madamecharlotte.com/bookimages/alberg.jpg" alt="alberg" width="180" height="269" />Auteur</strong>: Jacques Tallote<br />
<strong>Éditeur </strong>: La Table Ronde<br />
<strong>1ère édition</strong> : 2009<br />
<strong>Nb de pages</strong> : 171<br />
<strong>Lu</strong> : décembre 2009<br />
<strong>Ma note </strong>: <img title="3" src="http://lectures.elvenbook.com/blogs/media/blogs/all/3.gif" alt="3" width="70" height="15" /><br />
<strong> </strong></p>
<p><strong>Résumé :</strong><br />
<em>Plutôt que de partir pour l’Afrique en quête d’un hypothétique emploi, Thomas s’installe à Besançon, où son père possède une maison inoccupée. Dans la boutique du rez-de-chaussée, une étrange découverte l’attend : « Ils étaient dix, sanglés d’un solide ruban. Dix ans de vie. Dix épais agendas de commerce in-octavo recouverts de toile noire. »<br />
Rédigés par le chapelier Alberg, disparu deux ans plus tôt, ces carnets remplis de poèmes et d’aphorismes obscurs, entraînent le jeune homme dans un labyrinthe dont il ne soupçonne pas l’étendue. Avec Lucie, qui n’est d’abord pour lui qu’ « un pull mohair couleur de feuille de gui », Thomas tente d’en trouver l’issue. Qui était Alberg, débarqué un jour d’Argentine par hasard? Et comment se fait-il que ses écrits bouleversent la vie de ceux qui les lisent?<br />
Deux poissons d’or, un jeu de marelle, la veuve d’un médecin colonial, un barrage colossal ou encore des tickets du tramway de Trieste, sont parmi les indices qui jalonnent Alberg. Un roman construit comme une partie d’échecs, où le roi et la dame mènent la danse, et où le fou n’est pas celui qu’on croit…</em></p>
<p><strong>Mon avis</strong><br />
Voilà un premier roman bien surprenant. Très (trop) court, le récit s&#8217;apparente plus à une nouvelle qu&#8217;à un roman, qui aurait été plus fouillé, plus touffu. Le thème de la fiction/réalité reste fascinant. Le héros qui découvre de curieux carnets renfermant d&#8217;hermétiques écrits n&#8217;est pas sans rappeler celui de L&#8217;ombre du vent, même si les deux romans sont très différents l&#8217;un de l&#8217;autre.</p>
<p>Le style est d&#8217;emblée un délice ! L&#8217;histoire aurait pu être beaucoup plus développée, plus romanesque, mais je pense que l&#8217;auteur a choisi la brièveté sciemment, et a opté pour la simplicité et la sobriété, à l&#8217;image de l&#8217;histoire d&#8217;amour de Thomas et Lucie, simple et sincère. Cet aspect un peu froid rend une ambiance étrange, un peu onirique, ou finalement, rien n&#8217;a vraiment d&#8217;importance, l&#8217;histoire écrite par Alberg n&#8217;étant finalement qu&#8217;un prétexte au rapprochement de Thomas et Lucie, puisque tous les deux vont être intrigués par le récit hermétique du disparu. Deux êtres solitaires vont trouvé un écho dans les carnets d&#8217;Alberg. Ils vont trouver du sens à ce qui semble ne pas en avoir, et du même coup donner un sens à leur vie. Le plus déroutant et à la fois le plus exaltant réside dans la conclusion, fort surprenante, et l&#8217;on se dit que le destin tient à peu de choses.<br />
Une bien jolie découverte !</p>
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		<title>3 fois plus loin</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Dec 2009 14:23:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Madame Charlotte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Aventures]]></category>
		<category><![CDATA[CAMUT, Jérôme]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[HUG, Nathalie]]></category>
		<category><![CDATA[Polars, thrillers]]></category>
		<category><![CDATA[~ 3/5 ~]]></category>

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		<description><![CDATA[Auteur : Jérôme Camut, Nathalie Hug
Éditeur : Calmann-Lévy
1ère édition : 2009
Nb de pages : 377
Lu : décembre 2009
Ma note : 
Résumé
Dans les années 50, quatre scientifiques traversent la jungle vénézuélienne en quête d&#8217;une espèce de singes muets. Ce qu&#8217;ils vont découvrir va changer le cours de leur vie. Amazonie, de nos jours Nina Scott dirige [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignleft" style="border: 1px solid black; margin: 10px;" src="http://www.madamecharlotte.com/bookimages/3fois.jpg" alt="3foisplusloin" width="180" height="285" />Auteur : </strong>Jérôme Camut, Nathalie Hug<br />
<strong>Éditeur </strong>: Calmann-Lévy<br />
<strong>1ère édition</strong> : 2009<br />
<strong>Nb de pages</strong> : 377<br />
<strong>Lu </strong>: décembre 2009<br />
<strong>Ma note </strong>: <img title="3" src="http://lectures.elvenbook.com/blogs/media/blogs/all/3.gif" alt="3" width="70" height="15" /></p>
<p><strong>Résumé</strong><br />
<em>Dans les années 50, quatre scientifiques traversent la jungle vénézuélienne en quête d&#8217;une espèce de singes muets. Ce qu&#8217;ils vont découvrir va changer le cours de leur vie. Amazonie, de nos jours Nina Scott dirige une équipe de cueilleurs d&#8217;essences rares pour l&#8217;industrie américaine dans une région contrôlée par les braconniers et les trafiquants de drogue. En s&#8217;éloignant du groupe, Nina découvre les vestiges d&#8217;un site magnifique, où les singes sont silencieux et les arbres recouvrent des charniers. Alors que la mort frappe ses compagnons, elle est miraculeusement épargnée. Des mines d&#8217;émeraudes colombiennes aux bidonvilles de Caracas, des palaces de la Côte d&#8217;Azur aux confins du désert marocain, Nina va alors s&#8217;embarquer dans une aventure qui pourrait mettre en péril sa vie et bien plus encore.</em></p>
<p><strong>Mon avis</strong><br />
Le nouveau Camut/Hug est arrivé ! Depuis un moment certes mais je l&#8217;ai dans ma PAL depuis sa sortie et je viens seulement de le lire. Je suis une inconditionnelle du duo et j&#8217;ai tout lu d&#8217;eux, et j&#8217;ai lu avec plaisir leur dernier roman. Le récit alterne flashbacks relatés par on ne sait qui et époque actuelle. L&#8217;histoire est totalement dépaysante, les personnages sont attachants et fouillés. Les relations entre l&#8217;héroïne et son père ne sont pas simples ni simplistes. Le personnage de Nina est torturé par le manque d&#8217;affection maternelle au point de rejeter l&#8217;affection paternelle. Psychologiquement, on va loin chez les Camut/Hug, on ne fait pas les choses à moitié dans ce domaine. L&#8217;enquête que va mener Nina va la conduire à certaines vérités personnelles qui vont la changer, la faire évoluer. Le récit parallèle nous en apprend beaucoup sur certaines autres vérités, celles que cherchent Nina. Bizarrement ce roman m&#8217;a moins emballée que les précédents, je n&#8217;arrive pas à mettre le doigt dessus, mais il me semble moins complexe, moins glauque, moins tordu. La fin est peut-être un poil trop prévisible. L&#8217;idée est belle, l&#8217;intrigue élaborée et le tout reste assez prenant, mais pas autant que leurs autres romans, beaucoup plus noirs peut-être. À lire de toute façon par tous les amateurs de l&#8217;orange Camut-Hug <img src='http://lectures.madamecharlotte.com/bibliofolle/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
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		<title>Le troisième mensonge</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Dec 2009 21:13:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Madame Charlotte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Historique]]></category>
		<category><![CDATA[Hors compétition]]></category>
		<category><![CDATA[KRISTOF Agota]]></category>

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		<description><![CDATA[Auteur :  Agota Kristof
Éditeur : Points
1ère édition : 1991
Nb de pages : 162
Lu : Décembre 2009
Ma note : 
Résumé :
&#171;&#160;- On m&#8217;appelle Claus T. Est-ce mon nom ? Dès l&#8217;enfance, j&#8217;ai appris à mentir. Dans ce centre de rééducation où je me remettais lentement d&#8217;une étrange maladie, on me mentait déjà. J&#8217;ai menti encore quand [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-3271" style="border: 1px solid black; margin: 10px;" title="agota3" src="http://lectures.madamecharlotte.com/bibliofolle/wp-content/uploads/2009/12/agota3.jpg" alt="agota3" width="180" height="305" />Auteur</strong> :  Agota Kristof<br />
<strong>Éditeur </strong>: Points<br />
<strong>1ère édition</strong> : 1991<br />
<strong>Nb de pages</strong> : 162<br />
<strong>Lu </strong>: Décembre 2009<br />
<strong>Ma note </strong>: <img src="http://lectures.elvenbook.com/blogs/media/blogs/all/coeur01.png" alt="coeur" width="16" height="16" /></p>
<p><strong>Résumé </strong>:<br />
<em>&laquo;&nbsp;- On m&#8217;appelle Claus T. Est-ce mon nom ? Dès l&#8217;enfance, j&#8217;ai appris à mentir. Dans ce centre de rééducation où je me remettais lentement d&#8217;une étrange maladie, on me mentait déjà. J&#8217;ai menti encore quand j&#8217;ai franchi la frontière de mon pays natal. Puis j&#8217;ai menti dans mes livres. Bien des années plus tard, je franchis la frontière dans l&#8217;autre sens. Je veux retrouver mon frère, un frère qui n&#8217;existe peut-être pas. Mentirai-je une dernière fois ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><em>Après les horreurs de la guerre et les années noires d&#8217;un régime de plomb (</em><em>La preuve), le temps serait-il venu d&#8217;ouvrir les yeux sur la vérité ? Mais la vérité ne serait alors qu&#8217;un mensonge de plus car un livre, si triste soit-il, ne peut être aussi triste que la vie ?</em></p>
<p><strong>Mon avis :</strong><br />
Voilà le dernier tome la trilogie achevé et je suis abasourdie. Le style d&#8217;Agota Kristof reste inchangé d&#8217;un bout à l&#8217;autre des trois volumes, et pourtant elle réussit à insuffler à l&#8217;histoire une toute autre dimension.<br />
Après les cahiers des jumeaux, et la vie de Lucas après le départ de son frère, nous voilà proche du dénouement, où l&#8217;on touche du doigt une vérité, qui, si elle n&#8217;est pas tout à fait limpide, nous éclaire tout de même sur bien des points de l&#8217;histoire.<br />
Lucas et Claus, deux frères aux destins si éloignés, nous dévoilent une nouvelle version des faits. Tout est remis en cause, jusqu&#8217;à l&#8217;existence du frère jumeau.</p>
<p>Le récit passe de main en main, tour à tour Lucas devient Claus, qui devient Lucas. Et soudain une autre histoire apparaît, et l&#8217;on commence à faire des recoupements, et à se taper sur les cuisses en se disant &laquo;&nbsp;<em>bon sang mais c&#8217;est bien sûr !</em>&nbsp;&raquo; (enfin presque car j&#8217;espère être plus élégante que ça)</p>
<p>L&#8217;intrigue change de visage et les jumeaux aussi. On tombe carrément en empathie en découvrant leur histoire. La froideur clinique de premier volume laisse place à l&#8217;émotion pure, l&#8217;histoire de Lucas et Claus est forte, triste, elle n&#8217;est que douleur, séparation.<br />
Je n&#8217;en dirai pas plus sur ce que je qualifierai de chef-d&#8217;œuvre, car en dire trop gâcherait le plaisir de la découverte.t pourtant il y en aurait tant à dire&#8230;<br />
Un grand moment donc !</p>
<ol>
<li><a href="http://lectures.madamecharlotte.com/le-grand-cahier/">La grand cahier</a></li>
<li><a href="http://lectures.madamecharlotte.com/la-preuve/">La preuve</a></li>
<li>Le troisième mensonge</li>
</ol>
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		<item>
		<title>La preuve</title>
		<link>http://lectures.madamecharlotte.com/la-preuve/</link>
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		<pubDate>Wed, 16 Dec 2009 17:24:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Madame Charlotte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Historique]]></category>
		<category><![CDATA[KRISTOF Agota]]></category>
		<category><![CDATA[~ 5/5 ~]]></category>

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		<description><![CDATA[Auteur :  Agota Kristof
Éditeur : Points
1ère édition : 1988
Nb de pages : 186
Lu : Décembre 2009
Ma note : 
 
Résumé :
Avec Le Grand Cahier nous étions dans un pays en guerre où deux enfants, des jumeaux, apprenaient à survivre en usant toutes les ressources du mal et de la cruauté. Puis les jumeaux se séparaient, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3263" style="border: 1px solid black; margin: 10px;" title="agota2" src="http://lectures.madamecharlotte.com/bibliofolle/wp-content/uploads/2009/12/agota2.jpg" alt="agota2" width="180" height="292" /><strong>Auteur</strong> :  Agota Kristof<br />
<strong>Éditeur </strong>: Points<br />
<strong>1ère édition</strong> : 1988<br />
<strong>Nb de pages</strong> : 186<br />
<strong>Lu </strong>: Décembre 2009<br />
<strong>Ma note </strong>: <img src="http://lectures.elvenbook.com/blogs/media/blogs/all/4-5.gif" alt="4" width="70" height="15" /><br />
<strong> </strong></p>
<p><strong>Résumé </strong>:<br />
<em>Avec <em>Le Grand Cahier</em> nous étions dans un pays en guerre où deux enfants, des jumeaux, apprenaient à survivre en usant toutes les ressources du mal et de la cruauté. Puis les jumeaux se séparaient, l’un d’eux franchissant la frontière, laissant l’autre en son pays pacifié mais dominé par son régime autoritaire. Seul, désormais privé d’une partie de lui-même, Lucas, celui resté, semble vouloir se consacrer au bien. Il recueille Yasmine et adopte son fils Mathias, porte sa pitance au curé du village, tente de consoler Clara dont le mari fut pendu pour ‘‘trahison’’, écoute avec attention la confession de Victor, le libraire qui rêve d’écrire un livre &#8230; Et si c’était pire ? Le propre d’un système totalitaire n’est-il pas de pervertir à la base tout élan de générosité ? Ce que découvrira Claus, le jumeau exilé de retour sur les lieux de ses premiers forfaits, sera plus terrible encore : qu’il n’y a pas de générosité sans crime, et qu’on est toujours deux, même quand on est seul.<br />
Au-delà de la fable, l’auteur poursuit ici son exploration impitoyable d’une mémoire si longtemps divisée, à l’image de l’Europe, et nous livre une belle méditation désespérée sur la littérature</em></p>
<p><strong>Mon avis :</strong><br />
Vous l&#8217;aurez compris, je suis en train de dévorer cette trilogie qui réserve un sacré lot de surprises. Qu&#8217;attendre d&#8217;autre d&#8217;une histoire de jumeaux, si ce n&#8217;est des rebondissements ?<br />
Nous avions quitté les jumeaux et leur grand cahier peu après la mort de leur grand-mère et leur séparation. Nous retrouvons dans <strong>La preuve</strong> l&#8217;un des frères, resté dans le village. Le récit est cette fois raconté par un narrateur extérieur, toujours dans un style épuré et concis. Lucas grandit, seul, sans son frère, et nous assistons à bien des chamboulements dans sa vie d&#8217;adolescent trop précoce.<br />
Certains événements laissent voir un nouveau Lucas, ambivalent, prêt à noyer un nourrisson pour rendre servir à la mère en difficulté, et à s&#8217;attacher à ce bébé et à l&#8217;élever comme son fils.<br />
Les jumeaux étaient des enfants malmenés par la vie, dénués de sens moral et de sentiments, Lucas est un adolescent qui peut faire preuve de maturité et être responsable. Sa personnalité est réellement troublante, on a du mal à se faire une opinion sur lui, il sort totalement des sentiers battus. Il n&#8217;a pas beaucoup voire pas de moralité, mais s&#8217;avère capable d&#8217;attachement et de générosité. Ce point peut aussi être sujet à débat car la psychologie du personnage reste très complexe et plusieurs interprétations seraient possibles.</p>
<p>Fascinant roman qui augure d&#8217;un dernier volume tout aussi déroutant. Joie !</p>
<ol>
<li><a href="http://lectures.madamecharlotte.com/le-grand-cahier/">La grand cahier</a></li>
<li>La preuve</li>
<li><a href="http://lectures.madamecharlotte.com/le-troisieme-mensonge/">Le troisième mensonge</a></li>
</ol>
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		</item>
		<item>
		<title>Le grand cahier</title>
		<link>http://lectures.madamecharlotte.com/le-grand-cahier/</link>
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		<pubDate>Wed, 16 Dec 2009 13:29:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Madame Charlotte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Historique]]></category>
		<category><![CDATA[KRISTOF Agota]]></category>
		<category><![CDATA[~ 4.5/5 ~]]></category>

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		<description><![CDATA[Auteur :  Agota Kristof
Éditeur : Points
1ère édition : 1986
Nb de pages : 183
Lu : Décembre 2009
Ma note : 
 
Résumé :
Dans la Grande Ville qu’occupent les Armées étrangères, la disette menace. Une mère conduit donc ses enfants à la campagne, chez leur grand-mère. Analphabète, avare, méchante et même meurtrière, celle-ci mène la vie dure aux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-3249" style="border: 1px solid black; margin: 10px;" title="agota1" src="http://lectures.madamecharlotte.com/bibliofolle/wp-content/uploads/2009/12/agota1.jpg" alt="agota1" width="180" height="302" />Auteur </strong>:  Agota Kristof<br />
<strong>Éditeur </strong>: Points<br />
<strong>1ère édition</strong> : 1986<br />
<strong>Nb de pages</strong> : 183<br />
<strong>Lu </strong>: Décembre 2009<br />
<strong>Ma note </strong>: <img src="http://lectures.elvenbook.com/blogs/media/blogs/all/4-5.gif" alt="4" width="70" height="15" /><br />
<strong> </strong></p>
<p><strong>Résumé </strong>:<br />
<em>Dans la Grande Ville qu’occupent les Armées étrangères, la disette menace. Une mère conduit donc ses enfants à la campagne, chez leur grand-mère. Analphabète, avare, méchante et même meurtrière, celle-ci mène la vie dure aux jumeaux. Loin de se laisser abattre, ceux-ci apprennent seuls les lois de la vie, de l’écriture et de la cruauté. Abandonnés à eux-mêmes, dénués du moindre sens moral, ils s’appliquent à dresser, chaque jour, dans un grand cahier, le bilan de leurs progrès et la liste de leurs forfaits.<br />
<em>Le Grand Cahier</em> nous livre une fable incisive sur les malheurs de la guerre et du totalitarisme, mais aussi un véritable roman d’apprentissage dominé par l’humour noir.</em></p>
<p><strong>Mon avis :</strong><br />
<strong>Le grand cahier</strong> est un roman tout à fait déroutant sur bien des points. Composé de très courts chapitres, il relate l&#8217;arrivée et la vie de jumeaux confiés à leur grand-mère pendant la guerre. Chaque chapitre aborde un aspect différent de la nouvelle vie des deux jeunes frères. Écrits à la troisième personne du pluriel, les chapitres s&#8217;avèrent vite être des compositions écrites par les frères eux-mêmes, s&#8217;astreignant ainsi à divers exercices quotidiens de multiples natures, scolaires, pratiques, psychologiques, etc.<br />
Le style est laconique, concis, sans fioritures, les enfants essayant d&#8217;écrire des compositions ne relatant que la vérité et les faits bruts.<br />
Cette forme de récit peut surprendre, mais le rythme en devient soutenu, sans temps mort ni longueur. Cette objectivité et cette froideur donnent le ton général.<br />
Livrés à eux-mêmes, ignorés par leur grand-mère à la triste réputation, les jumeaux mettent à profit leur intelligence peu commune pour survivre. Ils s&#8217;obligent à s&#8217;endurcir, s&#8217;imposant des &laquo;&nbsp;exercices&nbsp;&raquo; réguliers, souvent violents, physiques ou intellectuels, pour devenir peu à peu insensibles aux attaques du monde extérieur. Les enfants sont troublants, au-delà de leur intelligence on devine effectivement une absence totale de sentiment, bien illustrée par leurs compositions objectives, sans nuances. Certains épisodes relatés sont franchement écœurants, les jumeaux assistent à des scènes de zoophilie, sont victimes de pédophilie. Ces passages sont assez pénibles, mais heureusement sans manière et très brefs, et ce qui choque, c&#8217;est presque plus l&#8217;absence de réaction des enfants que ces scènes contre-nature pourtant déjà bien dérangeantes.</p>
<p>Les jumeaux, dont on ne connait pas les noms, continuent de retranscrire des scènes incroyables, peu imaginables. Leur absence de sentiments est de plus en plus troublante, les actes qu&#8217;ils commettent envers les animaux ou les humains sont à difficilement concevables et n&#8217;éveillent chez eux aucune émotion. Des enfants anonymes apparaissant comme des robots, sans âmes, endurcis, victimes de la guerre comme tant de populations innocentes.</p>
<p>Le contexte familial, lourd, (leur grand-mère est un bien beau personnage d&#8217;odieuse vieille), ajoute à l&#8217;horrible réalité de la guerre, ses privations, ses deuils, ses traîtrises. On peut comprendre le comportement des jumeaux comme une réaction, une adaptation à cette vie misérable privée d&#8217;amour et de tendresse.</p>
<p>La fin du volume marque un tournant dans leur vie, tournant qui sera pris dans <strong>La preuve</strong>.<br />
Violent, glauque, glacial, pessimiste, noir et profondément douloureux, ce roman initiatique peut déranger mais on a du mal à le lâcher tant le récit reste atypique et captivant.</p>
<ol>
<li>La grand cahier</li>
<li><a href="http://lectures.madamecharlotte.com/la-preuve">La preuve</a></li>
<li><a href="http://lectures.madamecharlotte.com/le-troisieme-mensonge/">Le troisième mensonge</a></li>
</ol>
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		<title>Autre-Monde, Malronce, T.2</title>
		<link>http://lectures.madamecharlotte.com/autre-monde-malronce-t-2/</link>
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		<pubDate>Wed, 16 Dec 2009 11:37:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Madame Charlotte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Aventures]]></category>
		<category><![CDATA[CHATTAM, Maxime]]></category>
		<category><![CDATA[Fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[~ 4/5 ~]]></category>

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		<description><![CDATA[Auteur :  Maxime Chattam
Éditeur : Albin Michel
1ère édition : 2009
Nb de pages : 406
Lu : Décembre 2009
Ma note : 
 
Résumé :
Imaginez un monde où la nature a repris le pouvoir, où les adultes sont redevenus sauvages et le enfants se sont assemblés en bandes pour survivre, où chaque promenade est une expédition, chaque jour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-3243" style="border: 1px solid black; margin: 10px;" title="malronce" src="http://lectures.madamecharlotte.com/bibliofolle/wp-content/uploads/2009/12/malronce.jpg" alt="malronce" width="180" height="279" />Auteur </strong>:  Maxime Chattam<br />
<strong>Éditeur </strong>: Albin Michel<br />
<strong>1ère édition</strong> : 2009<br />
<strong>Nb de pages</strong> : 406<br />
<strong>Lu </strong>: Décembre 2009<br />
<strong>Ma note </strong>: <img src="http://lectures.madamecharlotte.com/bibliofolle/wp-content/uploads/2008/04/4.gif" alt="4" width="70" height="15" /><br />
<strong> </strong></p>
<p><strong>Résumé </strong>:<br />
<em>Imaginez un monde où la nature a repris le pouvoir, où les adultes sont redevenus sauvages et le enfants se sont assemblés en bandes pour survivre, où chaque promenade est une expédition, chaque jour passé, un exploit. Un monde recouvert par un océan de forêts, peuplé de créatures fabuleuses, traversé de courants étranges, d&#8217;énergies nouvelles. Un monde nouveau où trois adolescents tentent de déjouer les pièges d&#8217;une mystérieuse reine, acharnée à leur perte : Malronce. Oubliez tout ce que vous savez&#8230; pénétrez dans Autre-Monde.</em></p>
<p><strong>Mon avis :</strong><br />
Je viens de finir la suite tant attendue de la série jeunesse de Chattam, et là encore, un vrai plaisir de lecture. Action, aventures, rebondissements en tous genres, amitiés, vilains méchants pas beaux, tout y est.</p>
<p>L&#8217;Alliance des Trois quittent la ville d&#8217;Eden et s&#8217;aventure dans cet autre monde, inconnu, peuplé de Cyniks, les adultes devenus amnésiques qui pourchassent les enfants, les Pans, et de Gloutons, adultes transformés en espèces de brutes stupides plus proches de la bête de que l&#8217;Homme.</p>
<p>Leur but, comprendre qui est Malronce, pourquoi cette mystérieuse reine cherche tant à trouver Matt. Doué de nouvelles capacités appelées altérations, le trio mettra à profit ses talents cachés pour se frayer un chemin dans ce monde devenu hostile et dont la surface a été totalement transfigurée par la Tempête.</p>
<p>Une véritable épopée attend Matt, Tobias et Ambre. Les adolescents doivent tout d&#8217;abord traverser une forêt aux dimensions titanesques, reputée infranchissable. Cette première étape sera pleine de découvertes, de révélations, de nouveaux personnages étranges, de monstres peu rassurants.</p>
<p>La suite est du même tonneau, on change de contexte, on quitte la forêt, les choses s&#8217;enveniment, les événements se précipitent. D&#8217;autres personnages apparaissent.</p>
<p>Un bon roman, une bonne histoire, et malgré quelques bons gros clichés et de grosses ficelles, cela reste une agréable et captivante lecture.</p>
<p><a href="http://lectures.madamecharlotte.com/autre-monde-lalliance-des-trois-vol1/">Autre-Monde, L&#8217;Alliance des Trois, T.1</a></p>
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		<title>Moana blues</title>
		<link>http://lectures.madamecharlotte.com/moana-blues/</link>
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		<pubDate>Mon, 07 Dec 2009 19:36:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Madame Charlotte</dc:creator>
				<category><![CDATA[BLANC Anne-Catherine]]></category>
		<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Hors compétition]]></category>

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		<description><![CDATA[
Auteur :  Anne-Catherine Blanc
Éditeur : Au Vent Des Iles
1ère édition : 2002
Nb de pages : 175
Lu : Décembre 2009
Ma note : 

Résumé :
Moana, c&#8217;est le bleu absolu que prend l&#8217;océan quand le regard plonge vers l&#8217;abysse, vers le vertige sans fond qui s&#8217;ouvre au-delà du lagon, passé le récif-barrière. Moana, c&#8217;est la matière bleue, à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3223" style="border: 1px solid black; margin: 10px;" title="moana" src="http://lectures.madamecharlotte.com/bibliofolle/wp-content/uploads/2009/12/moana.jpg" alt="moana" width="150" height="250" /></p>
<p><strong>Auteur </strong>:  Anne-Catherine Blanc<br />
<strong>Éditeur </strong>: Au Vent Des Iles<br />
<strong>1ère édition</strong> : 2002<br />
<strong>Nb de pages</strong> : 175<br />
<strong>Lu </strong>: Décembre 2009<br />
<strong>Ma note </strong>: <img src="http://lectures.madamecharlotte.com/bibliofolle/wp-content/uploads/2007/09/coeur01.png" alt="" /><br />
<strong></strong></p>
<p><strong>Résumé </strong>:<br />
<em>Moana, c&#8217;est le bleu absolu que prend l&#8217;océan quand le regard plonge vers l&#8217;abysse, vers le vertige sans fond qui s&#8217;ouvre au-delà du lagon, passé le récif-barrière. Moana, c&#8217;est la matière bleue, à la fois aussi présente au plongeur que sa conscience et aussi désespérément fuyante, aérienne et douloureuse.</em></p>
<p><em>Plonger dans le bleu, c&#8217;est la petite mort, le renoncement à l&#8217;être. C&#8217;est devenir soi-même, pour quelques instants d&#8217;éternité, onde traversée d&#8217;ondes, corps liquide et bleu. C&#8217;est perdre d&#8217;un seul coup les repères qui rassuraient. Le regard se noie dans le bleu, se voile au bord du vertige et se détourne en hâte vers la mosaïque familière du tombant ou le miroir brisé de la surface. Remontée hâtive, comme si le plongeur venait d&#8217;échapper à un risque. À la tentation de son propre gouffre.</em></p>
<p><em>Au-delà du moana le bleu devient noir. C&#8217;est &#8216;ere&#8217;ere, le bleu noir qui précède les ténèbres. &#8216;Ere&#8217;ere signifie aussi hématome. C&#8217;est la couleur des chairs meurtries, éclatées sous la pression, quand le gouffre recrache l&#8217;enveloppe. Quand le plongeur s&#8217;est uni à l&#8217;océan en se fondant à la matière, enfin apaisé, lui-même liquide et bleu.</em></p>
<p><em>Moana, c&#8217;est aussi un prénom.</em></p>
<p><strong>Mon avis :</strong></p>
<p>J&#8217;ai récemment été bien remuée et épatée par <a href="http://lectures.madamecharlotte.com/lastronome-aveugle/">L&#8217;astronome aveugle</a> du même auteur, là, je suis carrément envoûtée. Le genre introspectif n&#8217;est pas spécialement ma tasse de thé, et pourtant là de l&#8217;introspection, on en a !</p>
<p>Le récit démarre en début de journée, aux aurores, dans l&#8217;atmosphère moite et suffocante de la Polynésie. Le narrateur, dont l&#8217;esprit s&#8217;éparpille savamment entre monologue et déclarations à ses proches, s&#8217;apprête à enterrer son beau-fils, adolescent amateur de surf et de plongée. On découvre au fil de la journée les questionnements de Paulot, qui se remet sans cesse en cause et nous restitue du même coup de multiples informations qui nous en apprennent beaucoup sur son univers, son passé, sa vie de famille. Le personnage de Paulot inspire une empathie totale, le style sec et viril de l&#8217;auteur colle parfaitement au personnage, ancien prof reconverti en chef d&#8217;entreprise. Paulot est visiblement un individu sensible, fragile, et son langage contraste avec son état émotionnel qui tout au long de l&#8217;histoire reste en suspens, car Paulot fait office de figurant, n&#8217;étant &laquo;&nbsp;que le beau-père&nbsp;&raquo;, originaire de métropole de surcroit, et qui cherche sa place dans ce terrible deuil, osant à peine exprimer son chagrin.</p>
<p>Une construction habile et originale, un style jubilatoire, très masculin, une histoire touchante (euphémisme !), une montée en puissance de l&#8217;émotion subtilement dosée, pour un final d&#8217;une rare sensibilité et d&#8217;une force peu commune. Je suis parfois touchée par certaines lectures très émouvantes  mais je l&#8217;ai rarement été à ce point-là. <strong>L&#8217;astronome aveugle</strong> apportait son lot d&#8217;émotion mais celle-ci se situait dans la beauté poétique du propos, tandis qu&#8217;avec <strong>Moana Blues</strong> l&#8217;émotion est plus viscérale, plus profonde, plus personnelle. Je pense que la dernière fois que j&#8217;ai été remuée de la sorte c&#8217;est en terminant Pêcheurs d&#8217;Islande de Pierre Loti.</p>
<p>La symbolique du moana, de la profondeur des mers à l&#8217;immensité du ciel, un voyage à travers l&#8217;humain dans toute sa complexe immensité.</p>
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		<title>L&#8217;astronome aveugle</title>
		<link>http://lectures.madamecharlotte.com/lastronome-aveugle/</link>
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		<pubDate>Sun, 01 Nov 2009 22:26:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Madame Charlotte</dc:creator>
				<category><![CDATA[BLANC Anne-Catherine]]></category>
		<category><![CDATA[Conte, fable]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[~ 5/5 ~]]></category>

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		<description><![CDATA[Auteur :  Anne-Catherine Blanc
Éditeur : Ramsay
1ère édition : 2009
Nb de pages : 150
Lu : Novembre 2009
Ma note :

Résumé :
À trop scruter les astres pour le compte du roi, l’astronome a oublié de sonder sa propre vérité. Devenu aveugle, il renonce à la vie de cour pour mener une existence libre et vagabonde sur la côte, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-3164" style="margin: 10px;" title="astro" src="http://lectures.madamecharlotte.com/bibliofolle/wp-content/uploads/2009/11/astro.jpg" alt="astro" width="180" height="267" />Auteur </strong>:  Anne-Catherine Blanc<br />
<strong>Éditeur </strong>: Ramsay<br />
<strong>1ère édition</strong> : 2009<br />
<strong>Nb de pages</strong> : 150<br />
<strong>Lu </strong>: Novembre 2009<br />
<strong>Ma note </strong>:<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-786" title="5" src="http://lectures.madamecharlotte.com/bibliofolle/wp-content/uploads/2008/04/5.gif" alt="5" width="70" height="15" /></p>
<p><strong>Résumé </strong>:<br />
<em>À trop scruter les astres pour le compte du roi, l’astronome a oublié de sonder sa propre vérité. Devenu aveugle, il renonce à la vie de cour pour mener une existence libre et vagabonde sur la côte, avec son chat pour seul compagnon. Il trouve un ami inespéré en la personne d’un gardien de phare et croit en finir avec l’errance. Mais seuls les rois décident du sort de leurs sujets…</em></p>
<p><em>Voyage dans le temps et l’espace des mots, cette fable interroge le lecteur sur la vacuité et les abus du pouvoir, mais aussi sur ces choix inéluctables qui transforment, en un instant, une simple vie d’homme en destin assumé.</em></p>
<p><em>Dans une écriture fluide, enluminée de références médiévales, un récit sensible et profond sur l’amitié, l’amour et l’accomplissement de soi.</em></p>
<p><strong>Mon avis</strong><br />
Voilà un livre très court que je viens tout juste de finir. <strong><em>L&#8217;astronome aveugle</em></strong> est une sorte de conte à l&#8217;écriture raffinée et délicate, au style élégant, suave, anachronique. Une écriture comme on en croise rarement de nos jours, dans un français poétique qui fait de la lecture de cette fable un vrai plaisir. La langue est ici manipulée avec soin, au service d&#8217;une histoire simple, d&#8217;un personnage qui a le temps d&#8217;être attachant malgré la relative brièveté du texte.</p>
<p>Peu de personnages habitent le récit. L&#8217;astronome, son chat et le gardien de phare en sont les principaux. Devenu aveugle et par conséquent se sentant inutile et déplacé dans une cour royale, l&#8217;astronome entame une nouvelle vie, accompagné de son chat, une vie faite de voyages et de découverte, avec pour seul fil conducteur, la mer, dont il suit scrupuleusement le murmure des vagues.</p>
<p>Au fil de ses pérégrinations le long du littoral il finit par rencontrer un gardien de phare solitaire, fruste, mais au cœur d&#8217;or et à l&#8217;âme généreuse. Leur cohabitation débute sous les meilleurs auspices jusqu&#8217;à ce que la destinée des deux compagnons les rattrapent.</p>
<p>Le vieil astronome, qui de longues années interpréta les étoiles sans y croire pour plaire à son roi, prend un chemin plus en accord avec ses convictions lorsque la cécité le prive de son talent. Mais son amitié avec le gardien et sa nouvelle vie seront interrompus par des événements qu&#8217;il sait inéluctables.<br />
Il m&#8217;est difficile de parler de l&#8217;histoire sans trop en dévoiler, le nœud de l&#8217;intrigue en est tout l&#8217;intérêt, le sens de l&#8217;histoire prend toute son ampleur dans le dénouement, qui je dois le dire, m&#8217;a prise au dépourvu.<br />
Le final est particulièrement émouvant. On devine une filiation spirituelle entre le gardien et l&#8217;astronome, deux univers, de rangs sociaux opposés qui se retrouvent dans leur humanité, débarrassée des croyances et des superstitions, libérée du désir de gloire et de reconnaissance.<br />
Le récit s&#8217;achève donc sur une note puissante de liberté, voire de libération, avec la transmission de valeurs essentielles.<br />
Un très beau texte, remarquablement écrit, et un thème qui me touche particulièrement, et je ne parle pas seulement de la présence du chat, remarquablement bien traité, qui bien sûr me parle aussi, et pas qu&#8217;un peu <img src='http://lectures.madamecharlotte.com/bibliofolle/wp-includes/images/smilies/icon_razz.gif' alt=':P' class='wp-smiley' /> .</p>
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		<title>Fractures</title>
		<link>http://lectures.madamecharlotte.com/fractures/</link>
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		<pubDate>Wed, 28 Oct 2009 15:25:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Madame Charlotte</dc:creator>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Polars, thrillers]]></category>
		<category><![CDATA[THILLIEZ, Franck]]></category>
		<category><![CDATA[~ 5/5 ~]]></category>

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		<description><![CDATA[Auteur :  Franck Thilliez
Éditeur : Le Passage
1ère édition : 2009
Nb de pages : 377
Lu : octobre 2009
Ma note :

Résumé :
Alice Dehaene se recueille sur la tombe de sa sœur jumelle, Dorothée, décédée dix ans auparavant. Une question la taraude : à quoi rime cette photo de Dorothée, prise il y a à peine six mois, qu’elle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3099" style="margin: 10px;" title="fractures" src="http://lectures.madamecharlotte.com/bibliofolle/wp-content/uploads/2009/10/fractures.jpg" alt="fractures" width="172" height="277" /><strong>Auteur </strong>:  Franck Thilliez<br />
<strong>Éditeur </strong>: Le Passage<br />
<strong>1ère édition</strong> : 2009<br />
<strong>Nb de pages</strong> : 377<br />
<strong>Lu </strong>: octobre 2009<br />
<strong>Ma note </strong>:<br />
<img class="size-full wp-image-786 alignnone" title="5" src="http://lectures.madamecharlotte.com/bibliofolle/wp-content/uploads/2008/04/5.gif" alt="5" width="70" height="15" /></p>
<p><strong>Résumé </strong>:<br />
<em>Alice Dehaene se recueille sur la tombe de sa sœur jumelle, Dorothée, décédée dix ans auparavant. Une question la taraude : à quoi rime cette photo de Dorothée, prise il y a à peine six mois, qu’elle a récupérée des mains d’un immigré clandestin ?</em></p>
<p><em>Alice sait que quelque chose ne tourne pas rond dans sa tête. Son psychiatre à l’hôpital de Lille, Luc Graham, doit lui révéler le résultat d’un an de psychothérapie, lui apporter cette lumière qu’elle recherche depuis si longtemps. Mais les événements étranges qui se multiplient autour de la jeune femme vont l’en empêcher : son père, agressé chez lui à l’arme blanche, et qui prétend avoir tenté de se suicider ; ce chemisier ensanglanté qu’elle découvre dans sa douche, à propos duquel elle n’a pas le moindre souvenir ; et cet homme retrouvé nu à un abri de bus et qui semble avoir vu le diable en personne.</em></p>
<p><em>Grâce à l’intervention de Julie Roqueval, assistante sociale en psychiatrie, Luc Graham, d’abord dubitatif, se décide enfin à mener l’enquête. Un aller simple vers la folie…</em></p>
<p><strong>Mon avis</strong><br />
Je vais me répéter mais là encore nous avons un pur bijou de perversité, l&#8217;intrigue est retorse, le milieu psy est habilement restitué et la maladie mentale en question est des plus troublantes, en plus d&#8217;être rare.</p>
<p>Habile donc, et prenant, à la hauteur de mes espérances après avoir récemment lu <a href="http://lectures.madamecharlotte.com/lanneau-de-moebius/">L&#8217;anneau de Moebius</a>, on continue avec Thilliez à avoir du lourd, du très lourd, du qui-rigole-pas car on nous immerge dans une atmosphère bien étrange et quatrièmedimensionnesque, avec une héroïne attachante mais un brin flippante à côtoyer, de quoi se rassurer de savoir qu&#8217;Alice Dehaene n&#8217;existe pas, car on aurait mal pour elle.<br />
Bref, un rythme comme toujours soutenu, une intrigue en béton, des personnages hors norme, pas forcément glorieux, mais toujours fouillés et passionnants.</p>
<p>Le coup du <a href="http://alicedehaene.canalblog.com/">vrai blog de la fausse héroïne</a> est énorme et j&#8217;avoue y avoir cru, l&#8217;air de rien, car ça aurait pu, pour le fond du moins.<br />
Thilliez me décevra-t-il un jour ?</p>
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