Vendredi, 5 février, 2010
22:22 par Madame Charlotte | 3 bafouilles »
Auteur : Wilkie Collins
Titre original : Armadale
Éditeur : Phébus Libretto
1ère édition : 1868
Nb de pages :508
Lu : janvier 2010
Ma note : 
Résumé
Selon Borges et Henry James, sur ce point d’accord, s’il fallait se résoudre à ne lire qu’un seul livre de Collins – ce qui est en soi une contrainte insupportable – il faudrait que ce soit Armadale : car ces 800 pages foisonnantes embrassent à peu près tous les registres où se complaît d’ordinaire l’écrivain, humour bien noir compris.Un livre dont l’unique but, prévenons tout de suite l’innocent lecteur, est d’égarer celui qui aura eu l’imprudence de l’ouvrir. Résumons : Tous deux s’appellent Allan Armadale : l’un est tout ce que l’autre n’est pas ; l’un sait, surtout, ce que l’autre ne sait pas – et l’un des deux, semble-t-il, est de trop sur cette terre. A partir du thème éternel de la rivalité entre Caïn et Abel (amour et haine confondus), Wilkie Collins brode une intrigue au fil de laquelle le lecteur est convié à toutes les conjectures, c’est-à-dire à tous les égarements : 800 pages de déambulation à l’intérieur d’un labyrinthe où les personnages et le destin rivalisent d’imagination – et de perversité –, 800 pages de machinations, de complots et de mensonges, au terme desquelles, délicieusement mis à mal, nous espérons malgré tout découvrir ce qu’il est convenu d’appeler la vérité.Conclusion de Henry James : « Il introduit dans l’espace romanesque le plus mystérieux des mystères : celui qui se cache derrière nos portes. »Passage en collection « Libretto » d’Armadale, selon Borges le plus grand roman de Wilkie Collins (l’inventeur du thriller). 800 pages de frissons et d’égarements garantis.Selon Michel Le Bris, préfacier enthousiaste de l’ouvrage : « L’indécence au service du suspense ».
Mon avis
Les mots me manquent, les bras m’en tombent. L’un dans l’autre ce billet promet de ne pas briller par son contenu, mais que faire, que dire après un tel monument qui m’a procuré une extase sans nom ? Wilkie Collins nous balance un bon gros pavé bourré de personnages magnifiques et hauts en couleurs, des intrigues tortueuses, des rebondissements, des secrets inavouables, des âmes tourmentées, une société victorienne avec ses défauts mais avec cette ambiance qui me ravit.
Le meilleur de maître Wilkie est développé à son maximum dans Armadale.
Un antagonisme prédestiné, une dualité troublante dans laquelle l’innocence et l’ignorance de l’un contrebalance la connaissance et la paranoïa de l’autre.
Les deux Armadale forme un duo improbable, deux personnalités que tout sépare, riches et complexes. On pourrait parler des heures de ce roman sublime, malheureusement le temps me manque et à moins de faire une dissertation de 3612 pages qui de toute façons ne suffirait pas à faire le tour de la question, la chose me parait vaine. Notons cependant un personnage que j’ai adoré (parmi d’autres !), une méchante vilaine pas sympa du tout mais finalement très attachante, spécimen anachronique de femme fatale.
Pour finir et avant de m’enfoncer d’avantage, voici un extrait qui suffira à illustrer l’humour et la finesse de Wilkie :
« Quand vous dites non à une femme, monsieur, dites-le toujours en un seul mot. Si vous lui donnez des raisons, elle croit invariablement que vous voulez lui dire oui. »
Dans Angleterre, COLLINS, Wilkie, Classiques, Hors compétition, Polars, thrillers
Jeudi, 14 janvier, 2010
21:43 par Madame Charlotte | 4 bafouilles »
Auteur: Benjamin Black
Titre original : Christine Falls
Éditeur : Nil
1ère édition : 2006
Nb de pages : 436
Lu : janvier 2010
Ma note : 
Résumé
C’est là, dans son repaire, un soir d’ivresse, que le cadavre d’une inconnue déclarée morte dans de troublantes circonstances va obliger Quirke à sortir de l’ombre – à se lancer dans une enquête que tous cherchent à lui faire abandonner. Car cette enquête, qui met en cause l’Eglise toute-puissante des années 1950, menace de dynamiter la haute société catholique, de Dublin à Boston. Et de gangrener l’âme de sa propre famille, en réveillant ses blessures les plus enfouies.
Mon avis
Les disparus de Dublin, traduction étrange de Christine Falls, (????) est le premier roman d’une série en cours de traduction, écrite par l’auteur irlandais John Banville. Je ne connaissais pas l’auteur, encore moins la série. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce thriller situé entre Dublin et Boston dans les années 50. Un thriller sans policier, sans détective, mais avec un légiste veuf et un peu poivrot, amené malgré lui à dénouer une intrigue impliquant ses proches.
Les différents liens entre les protagonistes sont complexes, riches, et ambigus. Tous ces personnages m’ont parus très humains et particulièrement attachants. Quirke, anti-héros, est un peu lâche, un peu paumé, vaguement désabusé. Son entourage est tout aussi perdu et personne ne semble à sa place dans sa vie. L’histoire de Christine Falls va rattraper celle de Quirke, car celui-ci va y trouver des échos de sa propre vie.
L’intrigue elle-même est sans surprise, on attend le final sans trop d’espoir de nouveauté. Les rebondissements se situent plus dans les relations humaines que dans la résolution de l’énigme, assez basique.
Un roman que je retiendrai pour le style recherché, les personnages romanesques, mais pas pour l’aspect thriller que j’ai trouvé plutôt faible, trop classique et déjà-vu.
Dans BLACK Benjamin, Irlande, Polars, thrillers, ~ 3/5 ~
Dimanche, 10 janvier, 2010
21:02 par Madame Charlotte | 10 bafouilles »
Auteur: Patricia Briggs
Éditeur : Milady
1ère édition : 2006
Nb de pages : 373
Lu : janvier 2010
Ma note : 
Résumé :
» Les loups-garous peuvent être dangereux si vous vous mettez en travers de leur chemin. Ils ont un talent extraordinaire pour dissimuler leur véritable nature aux yeux des humains. Mais moi, je ne suis pas tout à fait humaine. » En effet, Mercy Thompson n’est pas une fille des plus banales. Mécanicienne dans le Montana, c’est une dure à cuire qui n’hésite pas à mettre les mains dans le cambouis et à sortir les griffes quand le danger frappe à sa porte. Mais ce n’est pas tout : son voisin très sexy est le chef de meute d’une bande de loups-garous, le minibus qu’elle bricole en ce moment appartient à un vampire, et la vieille dame très digne qui lui rend visite vient jeter des sorts sur son garage. Au cœur de ce monde des créatures de la nuit, Mercy se trouve mêlée à une délicate affaire de meurtre et d’enlèvement…
Mon avis
Oui, bon, j’ai testé hein, avec le doux espoir que la bit-lit pouvait éventuellement me plaire, sachant que j’adore l’univers des vampires et autres bestioles nocturnes. Mais voilà, tout le monde ne s’appelle pas Anne Rice.
Après un début plutôt sympa j’ai trouvé pas mal de lenteurs dans cette affaire, le monde de Mercy, mécano de son état et changeuse de naissance (elle se change en coyote à ses heures perdues), est assez riche, pas mal développé, sauf que le coming-out des êtres « merveilleux » fait que du coup c’est beaucoup moins drôle.
C’est sympa, ça se laisse lire, mais ce manque de mystère dû à l’intégration des vampires, loups-garous et autres lutins dans la société m’a plutôt ennuyée.
Sans ma PAL géante qui m’attend j’aurais sans doute terminé le livre, mais plus je vieillis, moins j’ai envie de perdre de temps à lire quelque chose qui ne m’emballe pas outre mesure.
À lire tout de même pour les inconditionnels du genre.
Dans Abandonné, BRIGGS Patricia, Fantastique, États-Unis
Samedi, 9 janvier, 2010
14:32 par Madame Charlotte | 7 bafouilles »
Je ne prends jamais de résolutions pour la nouvelle année, alors voilà au moins celles que je ne tiendrai pas. Ne cherchez pas de trace de logique ni de cohérence dans ce que je viens de dire, il n’y en a pas ! Tout ça à cause d’Acr0 qui m’a tagguée !

- Réduire ma PAL…Techniquement impossible, surtout que finalement, je commence à me dire que peu importe l’étendue de ma PAL, elle sera en expansion perpétuelle toute ma vie, à quoi bon lutter contre le destin ?
- Ne plus participer à aucun swap…déjà raté, je ne remercie pas Cryssilda ! Pourtant, j’avais tenu longtemps, mais la voilà qui arrive avec un swap de la Saint Patrick et mes pulsions premières se sont réveillées…*soupir*
- Arrêter de saouler mes proches avec mes lectures…C’est pas que j’veux point, mais j’peux point ! Trop dur quoi ! Le blog ne suffit pas, il faut forcément que j’en parle quand j’ai des coups de cœur, je ne tolère pas que le monde reste dans l’ignorance de chef-d’œuvres !
Je tague Isil, Manu, et Valériane, à moins qu’elles aient déjà répondu !
Dans En vrac
Mardi, 5 janvier, 2010
20:51 par Madame Charlotte | 2 bafouilles »
Auteur: Robert Alexis
Éditeur : José Corti
1ère édition : 2008
Nb de pages : 211
Lu : janvier 2010
Ma note : 
Résumé :
Au XVIIIème siècle, Étienne de Creyst, l’un des premiers médecins aliénistes, découvre chez les fous les multiples possibilités de l’humain. Il commencera à leur exemple une exploration confinant à la destruction de l’identité. Les « Figures » révèlent les territoires où il est surpris de se reconnaître, ceux du minéral, du végétal, celui de la bête avec laquelle il communie dans l’universel. Trente ans après, le Mémoire qu’il a rédigé est lu à sa nièce. La jeune femme traversera, de la même façon, les expériences ultimes où se croisent le crime et la sexualité…Quatre lectures, comme autant de clés libératrices ou de cercles d’enfer.
Mon avis
Je demande un joker !
Je crois que jamais un livre ne m’a laissée aussi perplexe. L’écriture est sublime, anachronique, un véritable délice. L’histoire a tout pour me plaire, pourtant je suis restée sans voix, à la limite de la déception lorsque j’ai refermé le livre.
Tout commence de la meilleure façon, j’ai accroché d’emblée au style, au personnage de la nièce. Bizarrement, je m’attendais à plus dense, plus touffu, plus noir et plus glauque. La décadence de la nièce reste plutôt gentillette, assez brève, trop abrupte. Celle de son oncle n’est pas beaucoup plus complexe. L’aspect psychiatrique de la folie ne m ‘a pas semblé très frappante, il s’agit de folie axée sur le vice, le crime, à la limite de l’animalité. Tout est trop rapide, et la fin m’a franchement déçue.
Pourtant j’ai eu beaucoup de plaisir à découvrir cette merveilleuse écriture, fluide, raffinée, élégante. Je n’hésiterai donc pas à approfondir l’œuvre de cet auteur car malgré cette demie-déception je trouve son univers fascinant.
Je ne sais absolument pas quoi dire de plus sur ce livre, ça ne fera pas avancer le schmilblick c’est sûr
Dans ALEXIS Robert, Contemporain, France, ~ 2.5/5 ~